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Des festivals ayant l'environnement à cœur
Les feux d’artifice de la Fête du lac des Nations sont les plus écologiques sur le marché à l’heure actuelle.

Festivals de Sherbrooke : vert de plaisir

Alors que le mercure grimpe, les Sherbrookois profitent des nombreux festivals qui rythment l’été estrien. Sherbrooke t’en bouche un coin a ravi les gourmands avec les délices de la région, le Festibière a permis de déguster les meilleurs nectars et le Sherblues & Folk a fait danser la Well.

Certes, les festivals en Estrie, ce n’est pas ce qui manque. À l’approche des événements d’envergure tels que le Festival des traditions du monde, La Fête du lac des Nations, La Nuit du pont couvert et plusieurs autres, il est naturel de se questionner sur l’empreinte écologique de ces événements et de leurs festivaliers.

S’il reste encore beaucoup à réfléchir, on constate cependant que la plupart de ces festivals ont développé au fil du temps une certaine conscience écoresponsable, d’autres une conscience certaine. Outre l’installation d’îlots à compost, déchets et recyclage, il y a une multitude de possibilités afin de devenir écoresponsable. 

Petits et grands gestes

Tous les moyens sont bons pour devenir un événement plus écoresponsable. Il faut savoir qu’un virage vert s’échelonne sur plusieurs années et certaines organisations ont déniché des approches ingénieuses au fil du temps. 

Une fois de plus, La Nuit du pont couvert, qui a d’ailleurs été récompensé par le conseil québécois des événements écoresponsables l’an dernier, se distingue avec son cendrier portatif. Les festivaliers peuvent y mettre leurs mégots de cigarettes et après l’événement, les organisateurs reprennent les cendriers puis envoient les mégots à une entreprise qui les revalorisent. 

« Dans les premières années, on a ramassé beaucoup de mégots sur le sol. C’est tellement horrible comme activité que l’envie de trouver une solution créative nous est venue. On offre cet outil depuis quatre ans. Aucune mauvaise odeur et l’on ne retrouve pas de mégot par terre », affirme la codirectrice du festival. 

Par ailleurs, l’événement « zéro déchet » a détourné 99 pour cent de ses déchets potentiels. 

« À la fin, il reste seulement des couches jetables et des produits d’hygiènes féminines. »

Du côté de la Fête du lac des Nations, les organisateurs mettent l’accent sur la propreté du lac avec une équipe de plongeurs qui le nettoie tous les ans. Ils ramassent les débris de feux d’artifice et tout objet n’ayant pas sa place dans le lac. 

Pour ces mêmes feux d’artifice, la Fête du lac fait affaire avec le fournisseur le plus écologique sur le marché à l’heure actuelle. 

« Toutes les bombes qui sont lancées au Canada doivent être homologuées et respecter les normes environnementales. Nous avons changé certaines approches. Lorsque nous lançons les feux, par exemple, nous utilisons des mortiers en carton plutôt qu’en plastique et les bombes sont faites de couches de papiers collés avec de la colle biodégradable. On réutilise beaucoup, nous prenons les résidus pour les réutiliser sur d’autres feux », explique Kim Grenier, coordonnatrice de la Fête du lac des Nations. 

Amène ta blouse au Sherblues, une initiative du Sherblues & Folk et de l’organisme Récupex, incitait les festivaliers à amener un sac de linge à l’événement. 

« Ça ne coûte rien de venir au festival, mais de venir avec un sac de linge qui peut être récupérer, ça peut toujours faire la différence », assure Suzanne-Marie Landry, directrice générale du Sherblues & Folk.  

Social

Pour la plupart des organisations estriennes, l’aspect social est tout aussi important que le côté écologique.

« On encourage les ressources et fournisseurs locaux pour ainsi favoriser l’économie de la région. On offre le camping gratuitement. Nos bénévoles, on les traite aux petits oignons, on veut que leur implication soit significative pour eux, qu’ils se sentent utiles et qu’ils soient heureux. On paie aussi nos artistes de façon convenable », souligne Émilie Dostie, codirectrice de l’événement culturel La Nuit du pont couvert du Canton de Lingwick, en précisant que leur mission va au-delà d’une vision verte. 

L’objectif est de réduire l’empreinte environnementale tout en augmentant les répercussions sociales et économiques. 

Dans cette même lancée, le Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTM) offre l’accès au festival à une somme modique en plus de prioriser les restaurateurs de la région. 

Malika Bajjaje, directrice générale du FTM, souligne que 300 passeports sont remis à des organismes communautaires et que des prix préférentiels sont offerts à des organismes sans but lucratif. 

Tout comme la Nuit du pont couvert, le bénévolat doit être significatif pour les individus impliqués.

« Nous avons 600 bénévoles et nous avons une politique et une gestion pour la cohésion sociale afin que ces bénévoles deviennent de réels ambassadeurs », affirme Mme Bajjaje.