Environ 150 employés municipaux qui travaillent au centre Jean-Charles-Côté, sur la rue des Grandes-Fourches, déménageront dans l’Édifice Hooper, rue Galt Ouest.
Environ 150 employés municipaux qui travaillent au centre Jean-Charles-Côté, sur la rue des Grandes-Fourches, déménageront dans l’Édifice Hooper, rue Galt Ouest.

Des employés municipaux déménageront dans l’ancienne Hooper

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La plupart des employés municipaux travaillant au garage municipal de la rue des Grandes-Fourches déménageront dans l’édifice Hooper, au 731-775, rue Galt Ouest. Leur déménagement, rendu nécessaire à la suite de l’inondation de novembre dernier, devait initialement les mener au 375, rue de Courcelette. Des problèmes de conformité avec le bâtiment convoité ont poussé la Ville à passer au plan B.

Ce nouvel emplacement ne nécessitera par ailleurs pas d’amendement au zonage puisque la présence de bureaux y est déjà permise. 

« Nous avons su par des plaintes au Service des incendies qu’il y avait eu des entrées d’air. Il y avait beaucoup de camions qui tournaient et les gaz d’échappement faisaient en sorte que de l’air non souhaité entrait à l’intérieur », explique le directeur général de la Ville de Sherbrooke, Daniel Picard, à propos du 375, rue Courcelette. « Notre intention n’était pas de déplacer des employés pour une problématique d’inondation et de la remplacer par une autre problématique. Il y avait vraiment des raisons de santé et de sécurité. » 

La Ville a donc dû identifier une nouvelle solution et elle a jeté son dévolu sur l’Édifice Hooper. « Une des préoccupations était de trouver environ 30 000 pieds carrés dans le secteur du centre-ville. Il n’y en a pas des tonnes. C’est un des choix qu’on avait regardés initialement. Nous ne l’avions pas retenu parce que les travaux de réaménagement étaient plus longs. On avait préféré l’autre option où nous aurions pu nous installer plus rapidement. »


« J’aurais aimé qu’on ait plusieurs options. »
Évelyne Beaudin

Urgent

Après décontamination, tous les employés qui avaient évacué le centre Jean-Charles-Côté au moment de l’inondation ont réintégré leur bureau. Il devenait donc moins urgent de procéder à un déménagement. Si le nouveau bail sera en vigueur à partir du 1er décembre, les employés pourront commencer à occuper leurs nouveaux bureaux à partir d’octobre. Des travaux pour l’aménagement des locaux de l’ancienne clinique médicale seront réalisés d’ici là. 

Environ 150 employés municipaux éliront donc domicile sur la rue Galt Ouest avant la fin de l’année. Ceux dont le travail est lié directement à l’utilisation de la machinerie, comme les mécaniciens et les contremaîtres, continueront de se présenter au boulot rue des Grandes-Fourches. 

Le bail signé par la Ville coûtera 470 000 $ la première année. Le coût du loyer sera indexé selon l’IPC et le montant attribuable aux taxes foncières sera ajusté annuellement selon le coût réel. Il aura une durée de dix ans avec une option de renouvellement de cinq ans. La Ville pourrait toutefois, moyennant une pénalité, quitter après la sixième année. 

Pas d’options

La conseillère Évelyne Beaudin, favorable à cette proposition, aurait néanmoins souhaité que la Ville compare les coûts de la location avec ceux d’un achat de bâtiment. « J’aurais aimé qu’on ait plusieurs options, peut-être en processus accéléré en raison de la situation, mais ça nous aurait sécurisés pour nous montrer que cette offre est la moins chère. »

Daniel Picard indique qu’il n’est pas impossible de considérer, dans quelques années, l’acquisition d’un immeuble pour regrouper les services de la Ville occupant des bureaux loués. 

« Ce qu’on a voulu faire, c’est qu’on savait qu’il fallait sortir tout le monde là. On avait décidé de mettre nos énergies sur le garage. Il faut trouver un terrain et construire. De penser aux deux projets en même temps, c’était trop important. Il ne faut pas perdre de vue qu’on continue à offrir d’autres services. Après la reconstruction du garage, on s’attaquera au projet de regrouper tous nos employés, dont les finances, qui sont aussi en location. Tout devrait arriver à un même timing qui nous permettrait de penser à un édifice administratif plus grand qui répondra à nos besoins futurs. »

Les élus ont jusqu’à maintenant approuvé un budget pour l’acquisition d’un terrain pour le futur garage municipal. L’objectif est de présenter un site et une esquisse lors de l’élaboration du projet budget triennal d’immobilisation pour procéder à la construction du garage. Si tout va bien, la première pelletée de terre pourrait survenir en 2022.