Des embauches déjà complétées au CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Déjà samedi après-midi, des chercheurs d’emploi sont sortis de la Place des Congrès de Sherbrooke avec un nouveau boulot et une carte d’identité fraîchement imprimée arborant le logo du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. C’est le cas de la travailleuse sociale Charlène Pétrin, qui a été la toute première personne de la journée « repêchée » par l’organisation.

« J’étais déjà préinscrite [pour une entrevue], raconte Mme Pétrin. J’attendais mon rendez-vous pour rencontrer les gens des ressources humaines et démontrer que j’avais un intérêt pour le poste. Un événement comme celui-là, c’est une belle source de motivation, malgré le stress. Le stress est encore là, même après la réponse positive! »

« C’est excitant, car ça fait un petit bout qu’on attend », enchaîne celle qui travaille actuellement avec les proches aidants dans le domaine communautaire.

« Je serai maintenant avec les gens en perte d’autonomie, alors par défaut, je vais probablement côtoyer de proches aidants », se réjouit la jeune femme.

Pourquoi a-t-elle voulu changer d’emploi? « Pour une stabilité et les avantages sociaux qui étaient offerts », répond Mme Pétrin. 

Nombreux candidats

Parmi les nombreux candidats qui ont témoigné leur intérêt pour l’un ou l’autre des différents postes affichés, plusieurs venaient de l’extérieur de la région. Lise Fournier, par exemple, a comme plan de quitter Lévis pour venir habiter l’Estrie. « J’ai postulé pour des emplois en entretien ménager, en buanderie et en cuisine, partage-t-elle. Mon fils habite ici, j’ai des amis et une nièce également. Si je décroche un emploi, ce sera encore plus vite. »

Celle qui travaille actuellement dans la cuisine d’un restaurant n’a pas d’expérience dans le domaine de la santé. « Je suis très motivée! Je suis arrivée de vacances dans la nuit de jeudi à vendredi. Le lendemain matin, mon ami m’a dit qu’ils engageaient à Sherbrooke. J’ai juste eu le temps de ramasser deux ou trois trucs et j’ai couché ici hier soir », explique la femme, le sourire aux lèvres.

Jean-François Giroux, qui est actuellement agent d’assurance de dommages, aimerait changer de domaine. « Je vise un poste en administration, plus précisément comme archiviste médical. Je n’ai pas encore les diplômes pour, car c’est un programme collégial. Je suis venu voir s’il était possible de manifester mon intérêt, mais d’être engagé comme agent administratif en attendant. C’est un plan de match qui semble être intéressant pour eux », estime-t-il. 

Mario Martel, qui est informaticien depuis 30 ans, a perdu son emploi en décembre dernier. Il tente sa chance dans l’organigramme du CIUSSS. « [J’ai] de l’expérience, surtout dans le domaine de l’analyse de la programmation. J’ai développé des applications », indique le vétéran informaticien, qui a aussi des compétences dans le domaine de l’administration. 

Meggan Lavalée-Mercier a apprécié le concept de l’événement. « C’est un gros mandat! C’est intéressant, car on peut sortir d’ici avec des emplois, alors ça diminue la complexité de l’embauche dans de grosses organisations comme les CIUSSS », analyse-t-elle.