Après une quinzaine de jours de classe, il y a jusqu’ici une seule éclosion en milieu scolaire – celle du Salésien, nouvelle de lundi.
Après une quinzaine de jours de classe, il y a jusqu’ici une seule éclosion en milieu scolaire – celle du Salésien, nouvelle de lundi.

Des élèves positifs à du Phare, à Deux-Soleils et au Salésien

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Sherbrooke — La Santé publique de l’Estrie a placé deux autres écoles sous surveillance lundi après que « moins de cinq élèves » eurent été déclarés positifs à la COVID-19 : l’école secondaire du Phare de Sherbrooke et l’école primaire des Deux-Soleils de Magog. Une éclosion a aussi été confirmée au Salésien de Sherbrooke, où quelques élèves d’une même classe ont été contaminés par le nouveau coronavirus.

Dimanche, des lettres ont été envoyées aux parents des écoles fréquentant les écoles Mitchell-Montcalm, Beaulieu et Notre-Dame-de-Liesse du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS). La semaine dernière, des cas positifs avaient aussi été confirmés aux écoles primaires Cœur-Immaculée et des Quatre-vents du CSCSRS ainsi qu’à l’école des Sommets de Saint-Sébastien (Centre de services scolaire des Hauts-Cantons). Le Cégep de Sherbrooke compte quant à lui sept cas positifs recensés, mais sans aucun lien entre eux. Le collégial du Séminaire a aussi composé avec un élève positif à la COVID-19 ayant fréquenté ses classes.

Après une quinzaine de jours de classe, il y a jusqu’ici une seule éclosion en milieu scolaire – celle du Séminaire Salésien, nouvelle de lundi. Le nombre d’élèves contaminés par la COVID-19 est peu élevé dans chacune des écoles. « Les élèves sont principalement contaminés dans leur milieu familial », soutient le directeur de la Santé publique, le Dr Alain Poirier.

Quel bilan peut-on tirer à ce stade du retour en classe?

Au Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), on compte jusqu’ici une vingtaine d’élèves qui ont été déclarés positifs à la COVID-19, ce qui a causé des impacts dans une dizaine d’écoles différentes et généré le retrait d’une trentaine de groupes.

Aucun membre du personnel n’a été déclaré positif depuis le retour en classe et on ne compte jusqu’ici aucune éclosion.

« C’est le bilan jusqu’à maintenant, dans notre organisation qui compte une cinquantaine d’établissements, 25 000 élèves et des milliers de groupes », soutient Donald Landry, directeur des services du secrétariat général et des communications au CSSRS.

Mais la somme de travail demandée aux équipes de Santé publique et aux équipes-écoles est importante.

« Chaque famille concernée dans les milieux reçoit automatiquement une lettre de la Santé publique pour les informer de la situation et des actions à mettre en place s’ils sont un contact à risque faible, modéré ou élevé. Ils ont donc toute l’information nécessaire pour bien suivre l’évolution de leur état de santé, si nécessaire », ajoute le Dr Poirier. 

Chaque cas positif dans une école prend au moins trois heures à traiter par une infirmière de la Santé publique, travail qu’il faut ajouter à celui de l’école et les appels (ou l’envoi de courriels, maintenant) avec les contacts à risque élevé ou modéré.

« Une directrice me parlait aujourd’hui d’une vingtaine d’étapes à suivre quand il y a un cas positif dans une école », mentionne Donald Landry, directeur des services du secrétariat général et des communications au CSSRS.

Et à cela s’ajoute la demande du ministère de l’Éducation de mettre en place rapidement des services d’enseignement en ligne pour les élèves. Jusqu’à présent, une majorité d’élèves a reçu de l’enseignement à distance quand leur groupe a été retiré de l’école temporairement, mais à vitesse variable. « C’est moins facile en maternelle qu’en troisième secondaire », mentionne M. Landry.

Tout cela demande déjà une grande flexibilité, de l’adaptabilité et un grand engagement de la part du personnel des écoles et des parents aussi, qu’il ne faut pas oublier dans ce grand défi de société de réussir la scolarisation des enfants dans un contexte de pandémie.

« C’est un défi, et ça va devenir une préoccupation pour l’organisation de ne pas perdre personne en épuisement », mentionne M. Landry.


L'école Notre-Dame-de-Liesse du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke

École « sous surveillance » ou non

Dimanche, des lettres ont été envoyées aux parents des écoles fréquentant les écoles Mitchell-Montcalm, Beaulieu et Notre-Dame-de-Liesse du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS). Pourtant, ces écoles n’apparaissent pas sur la liste des établissements « sous surveillance » diffusée par la Santé publique.

Pourquoi? Tout est une question d’évaluation de la Santé publique en fonction de l’état de situation, de la source de contagion des personnes et du lien entre chacune de ces personnes, entre autres.

« La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS ne confirme pas tous les cas individuels de la COVID-19. Cette règle s’applique à tous les milieux dont les écoles. Nous souhaitons aussi rappeler qu’un cas dans un milieu ne signifie pas automatiquement que le milieu est en éclosion. Le cas peut être isolé et la situation peut s’arrêter à ce cas unique », met-on en contexte au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Le ministère de l’Éducation planche actuellement sur une deuxième version de liste des écoles touchées par la COVID-19. Au CSSRS, on ne diffusera pas de liste puisque ses clients — les parents et les élèves — sont contactés personnellement et reçoivent donc toute l’information disponible en temps opportun.