Des élèves de l’Écollectif rêvent de doter leur école primaire d’un toit vert. Quelques artisans du projet : Adam Turcotte, Christophe Patella, Emmanuelle Careau, enseignante et Éléana Fatnassi Rondeau.

Des élèves de l’Écollectif rêvent d’un toit vert

Des élèves de l’Écollectif rêvent de doter leur école primaire d’un toit vert. Leur projet vient de franchir une nouvelle étape avec la tenue d’une campagne de sociofinancement, dont l’objectif initial a été dépassé.

Le projet est d’abord né d’une réflexion sur les changements climatiques, mais aussi d’une problématique : le toit adjacent à la classe des élèves du troisième cycle cause une chaleur excessive en période estivale.

« À l’Écollectif, on demande toujours aux équipes sur quel sujet elles veulent travailler. Ce qui ressortait, c’était beaucoup les préoccupations environnementales », raconte l’enseignante de cinquième et sixième années Emmanuelle Careau. De fil en aiguille, les enfants se sont entre autres intéressés aux îlots de chaleur. « Un groupe d’élèves est arrivé avec les phytotechniques et les toits verts. »

« On s’est dit que ça allait sûrement nous aider! » lance Éléana Fatnassi Rondeau, une des élèves participantes.

Plusieurs notions se sont greffées au projet. « On a calculé la superficie du toit, le poids des choses qu’on veut mettre dessus. On a vu les deux types de toits, intensif et extensif. On a construit une maquette pour avoir une idée de ce qu’on pensait faire », expliquent Christophe Patella et Adam Turcotte, deux élèves de Mme Careau.

Avec le financement amassé, le groupe souhaite mener une étude de faisabilité par l’entremise d’une firme d’architectes, afin de voir si la portion de toit concernée peut supporter une charge supplémentaire.

Elle permettra également de déterminer le montant total nécessaire pour aller de l’avant et présenter des alternatives plus économiques au besoin. La somme en surplus ira directement au fonds de construction.

Les artisans aimeraient que le toit puisse être accessible — on pourrait peut-être y faire pousser des fruits et des légumes — et doté d’une clôture de sécurité.

1870 $ amassés

La campagne de financement sur la plateforme de La Ruche Estrie se termine lundi.

Au moment de l’entrevue mardi, les enfants avaient amassé 1870 $, alors qu’ils voulaient recueillir 1000 $. Une soirée-bénéfice est aussi prévue le 27 avril à l’Écollectif; plusieurs conférenciers sont attendus lors de cette soirée « verte ».

La réalisation d’un toit vert est une initiative de longue haleine. Parfois, dans des projets de longue durée, l’intérêt des élèves s’essouffle, après un mois ou deux, constate Emmanuelle Careau. Pas cette fois, dit celle qui sent aussi la motivation et l’engagement des parents. « Le fait qu’on parle d’environnement, c’est une valeur importante, qui touche de plus en plus les adultes. On fait partie de la solution », note-t-elle.

L’initiative prend de plus en plus d’ampleur. L’équipe est lauréate au niveau local du concours OSEntreprendre et s’est du même coup qualifiée pour la finale régionale. « On développe des valeurs entrepreneuriales », commente l’enseignante.

Quant à l’échéancier, Emmanuelle Careau espère que les enfants puissent prendre connaissance de l’étude de faisabilité avant la fin de l’année, afin de « faire des choix qui sont propres à eux ». Les grands de l’école ont en effet le mérite de s’investir dans un projet qui servira aux élèves plus jeunes. Seules les nouvelles écoles (du Boisé-Fabi et des Aventuriers) comptent un toit végétal sur le territoire de la CSRS.