Une escouade jeunesse s’est formée à l’école internationale du Phare afin de recruter des donneurs de plasma, qui demeurent insuffisants au Québec. Sur la photo, Jeanne Charbonneau, Molly-Rose Corbeil, Noaly Gariépy, Stéphanie Dubreuil et Janaya Thorne.

Des élèves à la recherche de plasma

Une escouade jeunesse s’est formée à l’école internationale du Phare afin de recruter des donneurs de plasma, toujours très recherchés au Québec.

Le plasma est la partie liquide du sang dans laquelle on retrouve trois types de cellules : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.

En collaboration avec Plasmavie, le groupe de neuf élèves du Programme d’éducation internationale (PEI) s’est donné comme objectif de recruter 60 donneurs de plasma.

La bande a été sensibilisée sur la situation dans la province par une employée d’Héma-Québec qui est venue les rencontrer. Les élèves ont pu apprendre, notamment, que le Québec recueille seulement 21 % de tous les besoins en plasma de la province, obligeant l’achat des besoins manquants aux États-Unis, raconte l’enseignante Catherine Olivier. Cette dernière donnée les a d’ailleurs surpris. 

De fil en aiguille, Stéphanie Dubreuil, une des élèves participantes au projet, a appris qu’elle avait elle-même eu besoin de plasma alors qu’elle était enfant. La jeune fille, qui habitait alors en Californie avec ses parents, avait dû être traitée parce qu’elle était atteinte de la maladie de Kawasaki, qui peut notamment causer de la fièvre et des éruptions cutanées, mais aussi atteindre le cœur et les artères coronaires. 

« Je trouvais intéressant d’en apprendre plus sur quelque chose qui m’a sauvé la vie », commente l’adolescente qui a été guérie de cette maladie infantile. Également participante au projet, Janaya Thorne y a vu une occasion d’aider concrètement la société.

Mercredi, l’escouade a tenu un stand à la place publique afin de sensibiliser les élèves à ce précieux don... et pour qu’ils puissent sensibiliser leurs parents à leur tour, puisqu’il faut avoir 18 ans pour donner du plasma. Des jeunes du groupe étaient aussi présents en soirée, à l’occasion de la rencontre des parents pour la remise des bulletins. 

Coordonnatrice du PEI volet service et action, Mme Olivier souligne que les jeunes doivent réaliser un certain nombre d’heures de bénévolat au cours de leur année scolaire. 

L’enseignante souligne qu’une seconde édition pourrait avoir lieu l’an prochain. Il pourrait s’agir de la première escouade du genre au Québec, selon la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).