L’agrandissement de l’école primaire la Source-Vive à Ascot Corner ne sera pas complété avant la rentrée.
L’agrandissement de l’école primaire la Source-Vive à Ascot Corner ne sera pas complété avant la rentrée.

Des délais à prévoir à la Source-Vive

Attendus depuis longtemps, les travaux d’agrandissement de l’école primaire la Source-Vive, à Ascot Corner, ne seront pas terminés pour la rentrée scolaire de l’automne, en raison de la pandémie. Si les paramètres de distanciation sont toujours en vigueur à la rentrée scolaire, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) pourrait devoir se tourner vers d’autres locaux pour ses écoles primaires : avant même la pandémie, 26 des 38 écoles primaires étaient en surpopulation.

Le taux de fréquentation annoncé à la rentrée lundi était de 67 %, en fonction d’un sondage mené auparavant. Les écoles reçoivent toutefois des demandes de parents qui souhaitent maintenant intégrer leur enfant, maintenant ou prochainement.

Jusqu’à maintenant, seuls des élèves de l’école primaire Sacré-Cœur ont été déplacés dans une école secondaire, à Montcalm.

Toutefois, si la situation persiste à la fin août, la CSRS pourrait se tourner vers d’autres écoles secondaires. C’est l’un des scénarios évoqués, mais il s’agit d’une hypothèse alors qu’on ne sait pas encore exactement de quoi la rentrée scolaire sera faite. En ce moment, certaines matières ne sont pas enseignées (comme l’informatique), ce qui influencera l’organisation scolaire quand l’enseignement régulier redémarrera.

À l’école la Source-Vive, les travaux devaient être terminés à la rentrée... initialement. Le projet avait d’abord été reporté d’un an. 

« C’est sûr qu’il y aura un retard. On demande à l’école de s’organiser pour une rentrée sans agrandissement. On ne sait pas quand ça va être prêt. On n’ose pas donner une date, il y a trop d’inconnu », commente Carl Mercier, directeur adjoint à l’administration à la CSRS. Ce premier scénario repose sur une entrée régulière, sans distanciation sociale. 

Le second scénario concerne l’ensemble des écoles primaires, dit-il en ne voulant pas mettre l’accent uniquement sur la Source-Vive. 

« Les écoles, en ce moment, sont capables de s’organiser, mais on n’a pas la totalité des élèves du primaire. Maintenant, dépendant des scénarios, est-ce que c’est possible qu’on ait besoin des écoles secondaires si tous les élèves reviennent? À ce moment-là, ça ne sera pas exclusif à la Source-Vive. Il va falloir évaluer les scénarios. Mais c’est sûr que plus vite que l’école aura l’agrandissement, moins il y aura de scénarios de déplacement. » 

« C’est bien évident que quand on est déjà en surpopulation et qu’on nous demande de diviser les groupes en deux, d’avoir deux fois plus de locaux, ce sera rare les écoles qui vont pouvoir conserver tous leurs élèves à l’interne. Mais une école comme la Source-Vive, avec un agrandissement récent, va avoir plus de latitude que d’autres. » 

L’hiver dernier, La Tribune rapportait que la soumission la plus basse à la Source-Vive dépassait de 865 000 $ le budget prévu par la CSRS, de sorte qu’elle comptait se tourner vers Québec afin de récupérer cette somme. Interrogé sur les impacts que pourrait avoir le contexte de pandémie (dont la distanciation sociale), M. Mercier a indiqué ne pas avoir d’informations sur les impacts financiers des mesures sur le chantier. 

L’école Desjardins doit aussi faire l’objet de travaux d’agrandissement cet été. La CSRS va en appel d’offres, mais les travaux ne seront pas prêts à la rentrée.