Les parents des personnes handicapées vivant à la Maison Soleil, à Mansonville, sont inquiets. Ils craignent que le financement attribué à cet organisme par le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de l’Estrie - CHUS diminue et que leurs enfants ainsi qu’eux-mêmes en souffrent.
Les parents des personnes handicapées vivant à la Maison Soleil, à Mansonville, sont inquiets. Ils craignent que le financement attribué à cet organisme par le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de l’Estrie - CHUS diminue et que leurs enfants ainsi qu’eux-mêmes en souffrent.

Des craintes à la Maison Soleil

Jean-François Gagnon
Jean-François Gagnon
La Tribune
Les parents des personnes handicapées vivant à la Maison Soleil, à Mansonville, sont inquiets. Ils craignent que le financement attribué à cet organisme par le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de l’Estrie - CHUS diminue et que leurs enfants ainsi qu’eux-mêmes en souffrent.

Siégeant à titre de secrétaire au conseil d’administration de la Maison Soleil, Almut Ellinghaus indique que le CIUSSS de l’Estrie - CHUS paie habituellement une « personne ressource » pour s’occuper de la maison et de ses résidentes adultes, toutes âgées de plus de 35 ans.

Or, s’il faut en croire Mme Ellinghaus, le CIUSSS pourrait cesser, dans un horizon d’environ huit mois, d’offrir un salaire à la personne agissant à titre de responsable de la Maison Soleil. « Ils ne veulent plus de contrat de ce genre », affirme-t-elle, tout en avouant n’avoir vu aucun document attestant cela.

Selon cette administratrice de la Maison Soleil, le CIUSSS souhaiterait plutôt accorder de l’argent directement aux administrateurs de l’organisme, en l’occurrence les parents. Elle pense que l’enveloppe offerte serait moins généreuse que celle présentement consentie directement à la « personne ressource » présente sur le terrain au quotidien.

« Le problème avec le groupe de parents des résidentes de la Maison Soleil, c’est que nous sommes trop vieux pour avoir des responsabilités accrues par rapport à cet organisme. Et puis on n’est pas éternels alors tout s’arrêterait une fois qu’on serait mort », fait valoir Almut Ellinghaus.

Mme Ellinghaus craint donc que les résidentes se retrouvent un jour au sein « d’institutions spécialisées », lesquelles proposent un environnement plutôt différent, d’après elle. « La Maison Soleil leur permet de rester près de chez elles et leur offre de la stabilité, sans être déracinées de leur milieu. C’est toute notre communauté qui veille sur elles. »

Présentement, l’organisme ne compte que trois locataires, mais il en hébergeait quatre il n’y a pas si longtemps encore. L’incertitude qui règne actuellement aurait convaincu les administrateurs de prendre leur temps avant de dénicher un quatrième pensionnaire.

Invitée à expliquer la situation, la conseillère en communication au CIUSSS de l’Estrie - CHUS, Marie-Ève Nadeau, révèle que, « pour l’instant, aucun changement n’est prévu pour la prochaine année ». 

Elle reconnaît toutefois que le CIUSSS évalue les options possible pour les années subséquentes. « Ces options seront discutées avec la Maison Soleil en temps et lieu. Nous pouvons vous assurer que nous prendrons la meilleure décision pour le bien-être des usagers », déclare Mme Nadeau.

Notons que la Maison Soleil a vu le jour en 2014 seulement. La Société d’habitation du Québec a fourni une aide financière au moment de sa construction. Les clients remboursent quant à eux l’hypothèque contractée à l’époque grâce aux chèques mensuels qu’ils reçoivent du gouvernement.