Des dépassements de 1,6 M$ sont déjà engagés pour la construction du boulevard René-Lévesque.
Des dépassements de 1,6 M$ sont déjà engagés pour la construction du boulevard René-Lévesque.

Des coûts imprévus pour René-Lévesque

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les élus ont entériné des coûts imprévus dans la construction du boulevard René-Lévesque même si, pour le moment, l'enveloppe budgétaire initiale du projet, à 26,4 M$, est respectée.

Des dépassements de 1,6 M$ sont déjà engagés pour la construction du boulevard alors que des honoraires supplémentaires de 406 000 $ seront versés à la firme Les Services exp. pour les plans et devis et la surveillance du chantier. Le contrat initial était de 500 000 $. Il s'agit donc d'un dépassement de 80 %.

« Nous cherchons toujours à payer le minimum. Quand nous avons des travaux supplémentaires, nous devons assumer les coûts. Pour le moment, nous sommes en dessous du 10 % de dépassement, ce qui est une marge de manœuvre tolérée dans l'administration publique, mais nous demandons 2 % de plus pour exécuter les travaux qu'il reste à faire à la fin de l'hiver et au début du printemps », explique Denis Gélinas, directeur du bureau des projets majeurs à la Ville de Sherbrooke.

Les travaux à terminer sont ceux d'asphaltage, de construction de bordures et de trottoirs et l'aménagement paysager. Le montant supplémentaire pourrait atteindre un maximum de 356 780 $ taxes en sus.

L'entrepreneur a dû changer sa façon de travailler en raison de la présence d'une zone humide importante. Il a aussi dû retirer deux fois plus de roc que prévu dans le bordereau d'appel d'offres.

Travaux réduits dans les rues secondaires

Pour limiter les dépassements de coûts, les travaux dans les rues secondaires seront réduits sans nuire à la possibilité des promoteurs de construire sur les terrains adjacents.

Quant aux honoraires supplémentaires, Denis Gélinas estime qu'il aurait fallu les engager de toute façon si la Ville était allée en appel d'offres. Le manque de temps l'a toutefois incité à procéder sans appel d'offres.

Il était par ailleurs impossible de retarder le chantier, ce qui aurait coûté 100 000 $ par jour. Il fallait aussi livrer le terrain de l'école C rapidement.

« Si on n'avait pas été en mesure de le faire, on aurait sûrement eu une réclamation importante de la commission scolaire pour le délai parce que son entrepreneur n'aurait pas pu y avoir accès. Le délai pour l'ouverture de l'école n'aurait pas pu être respecté non plus.

« Quand vous êtes à la porte d'une opération, vous ne changez pas de médecin. En ingénierie, c'est la même chose. Ce n'est pas vrai qu'on va en appel d'offres administratif pour attraper l'allure du train comme il est engagé. C'est impossible. Ça n'aurait pas été gagnant pour la Ville », assure M. Gélinas.

Sans la nécessité de livrer le terrain de l'école, Denis Gélinas aurait pris des décisions différentes, ajoute-t-il.

« On n'avait pas le choix, sinon on ne respectait jamais l'échéancier critique. »

Les deux premières phases du boulevard René-Lévesque comptent 2,75 km. L'ouverture du tronçon est prévue en 2018.