Dimanche avait lieu la deuxième course d’auto téléguidée du Circuit téléguidé off-road Estrie près du centre Julien-Ducharme .

Des courses d’autos téléguidées à Sherbrooke

SHERBROOKE - Qui a dit que les autos téléguidées étaient seulement pour le plaisir ? À plusieurs reprises au cours de l’été, plusieurs adeptes de course automobile se rencontrent pour des compétitions sans merci. Tout au long de l’année, ils travaillent sur leur engin afin d’atteindre la première place sur le podium à la fin de l’été.

Pierre-Yves Morissette, le responsable du Circuit téléguidé off-road Estrie, en est à sa 7e année avec l’organisation. Auparavant situé à Val-Joli, le circuit a dû se déplacer à Sherbrooke. 

Dimanche avait lieu la deuxième course de l’année.

« Les gens viennent de partout pour s’amuser. On fait des courses organisées. C’est très amical. C’est pour toute la famille et tout le monde s’amuse beaucoup ! », affirme le pilote d’auto téléguidée. 

Bien que le plaisir soit au rendez-vous, les pilotes travaillent d’arrache-pied sur leur bolide. Les courses fonctionnent comme celles de la Formule 1 ; lorsqu’il y a une brisure sur une auto pendant la course, le mécanicien s’en occupe immédiatement. 

Par ailleurs, les coureurs construisent leurs voitures téléguidées de A à Z. « On reçoit une boîte avec plusieurs petits morceaux et l’on assemble ça. On les peaufine et on les met à notre gout. Autant sur le plan mécanique que sur le plan esthétique. Même la peinture, c’est nous qui allons choisir. Tout le monde met son grain de sel à sa voiture », dit Pierre-Yves Morissette en précisant qu’il a appris à travailler sur son bolide avec des essais et erreurs ou encore avec l’aide d’Internet. 

Celui-ci veut toutefois redonner aux nouveaux adeptes en organisant une petite formation sur les autos téléguidées. 

Yves Tremblay, un vrai passionné, n’en était pas à sa première course dimanche. L’homme pratique ce loisir depuis plus de 30 ans. Après une pause, il a décidé de se replonger dans la course d’auto téléguidée avec son fils de 18 ans, Guillaume. Cette fois-ci, c’est le fils qui est le pilote et c’est le père qui est le mécanicien. 

D’où vient cette passion ? « De la course automobile », répond Yves Tremblay sans hésiter. Celui-ci a d’ailleurs beaucoup voyagé pour cette passion allant de l’Ontario jusqu’aux États-Unis. 

Pour d’autres, ce loisir est même un métier. Selon Yves Tremblay, la course d’auto téléguidée est accessible à tout le monde, en investissant au minimum de 400 $, il est possible d’avoir beaucoup de plaisir, dit-il. 

Pour une course de qualification, c’est environ six minutes et pour une course finale, c’est environ 10 à 11 tours pour une durée de sept minutes.