Les promoteurs proposant des projets de construction ou de reconstruction sur la rue Wellington Sud, la rue du Dépôt ou la rue King Ouest entre ces deux rues, pourront bénéficier d’une exemption de taxes pendant 10 ans pour toute construction de plus de 500 000 $.
Les promoteurs proposant des projets de construction ou de reconstruction sur la rue Wellington Sud, la rue du Dépôt ou la rue King Ouest entre ces deux rues, pourront bénéficier d’une exemption de taxes pendant 10 ans pour toute construction de plus de 500 000 $.

Des congés de taxes pour revitaliser le centre-ville

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les promoteurs proposant des projets de construction ou de reconstruction sur la rue Wellington Sud, la rue du Dépôt ou la rue King Ouest entre ces deux rues, pourront bénéficier d’une exemption de taxes pendant 10 ans pour toute construction de plus de 500 000 $. Il s’agit d’un des incitatifs adoptés par les élus pour revitaliser le centre-ville.

L’exemption sera applicable sur des édifices de quatre étages ou plus qui comporteront des usages commerciaux ou des services professionnels.

Rappelons que les élus avaient établi de se doter d’incitatifs clairs pour attirer les promoteurs au centre-ville et qu’ils s’étaient engagés à les rendre publics avant de lancer un appel de propositions pour ses terrains de la rue Wellington Sud.

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Le programme fait la distinction entre deux zones, la zone 1, couvrant un quadrilatère formé des rues King Ouest, Wellington Sud, du Dépôt et Aberdeen, et la zone 2, pour tout le reste du périmètre du centre-ville.

Pour les deux zones, une exemption de taxes est proposée pendant cinq ans pour des travaux de construction de plus de 200 000 $ ou des travaux de rénovation de plus de 20 000 $ pour des immeubles de quatre étages ou plus.

Tous les autres immeubles auront droit à un congé de taxes de trois ans et à 50 % de la valeur des taxes pendant deux ans pour des travaux de construction de plus 200 000 $ ou pour une rénovation de plus de 20 000 $.

Le programme aura une durée de trois ans. Pierre Tremblay, Julien Lachance, Évelyne Beaudin et Annie Godbout ont voté contre ce programme.


« Les gens rechercheront ce secteur d’emblée, contrairement à Wellington Sud. »
Pierre Avard

Pierre Avard est heureux de voir la création de ces incitatifs. « Le seul bémol, c’est que je n’aurais pas inclus le nouveau secteur libéré par la construction du nouveau pont des Grandes-Fourches. Les gens rechercheront ce secteur d’emblée, contrairement à Wellington Sud. On aurait facilement pu trouver des projets sans incitatifs dans le secteur des Grandes-Fourches. »

« Tant mieux s’il y a plein de gens qui s’en viennent, mais il faut aussi récolter des taxes », s’est inquiété Pierre Tremblay, qui aurait aussi souhaité exclure les terrains du secteur des Grandes-Fourches.

Vincent Boutin croit qu’il s’agit d’une bonne nouvelle. « On envoie le message que le projet de revitalisation du centre-ville n’est pas mort et qu’il est bien sur les rails. La seule mise en garde, si on ne veut pas vider les bureaux ailleurs en ville, serait d’axer nos efforts sur l’esprit de Well inc. et d’encourager la création d’emplois. »

Pour Évelyne Beaudin, il aurait été plus logique d’inclure les rues Moore, Montréal, High et Island dans le périmètre du centre-ville. « Je suis contente qu’il y ait un programme, mais j’aurais aimé qu’on soit plus créatifs, qu’on encourage par exemple la création d’appartements de plus grande superficie, qu’on soit plus généreux pour la création de logements abordables et qu’on favorise les commerces de proximité comme une pharmacie. »

Julien Lachance se dit inconfortable avec la proposition. « Well inc. devait miser sur l’entrepreneuriat. Je ne vois rien qui lie l’entrepreneuriat aux subventions. Il faut donner un caractère distinctif au secteur à revitaliser, sinon, on ne fait que déplacer des emplois. Et on ne sait pas combien va coûter ce programme. Je me serais rallié si les incitatifs s’étaient concentrés à la rue Wellington Sud. »

Julien Lachance

Annie Godbout souscrit à cet argumentaire. « Avant de voter des incitatifs, le projet que les élus veulent porter doit être défini. J’ai l’impression qu’on met la charrue devant les bœufs. On aurait pu être plus innovants, bordel. On arrive avec un programme basé seulement sur des valeurs foncières. »

Chantal L’Espérance a souhaité remettre les pendules à l’heure. « Ce sont des montants que nous n’aurions pas de toute façon si personne ne s’installait au centre-ville. Par ailleurs, lorsque nous ferons l’appel de propositions pour la zone prioritaire [de Well inc.], nous mettrons nos critères, parce qu’il est clair que nous ne voulons pas seulement des immeubles à logements sur Wellington Sud. »

Le maire Steve Lussier mentionne que cette étape est celle qui aurait dû être faite en premier. « Oui on peut encore bouger des choses, mais il fallait donner le coup d’envoi et non, il n’y aura pas que du déplacement d’entreprises. »