L’organisation a commandé plus pour plus d’un million $ d’appareils, afin que l’enseignement puisse se faire à distance au besoin.
L’organisation a commandé plus pour plus d’un million $ d’appareils, afin que l’enseignement puisse se faire à distance au besoin.

Des commandes informatiques en vue d’un reconfinement

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Quelque 3275 élèves du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) n’ont pas un accès exclusif à un ordinateur au moins 15 h par semaine.

L’organisation a commandé plus pour plus d’un million $ d’appareils, afin que l’enseignement puisse se faire à distance au besoin.

Elle a mené un sondage auprès des parents d’élèves afin de connaître leurs besoins. Plus de 10 00 parents y ont répondu.

« L’objectif du sondage était de voir dans quelle mesure les parents ont une certaine autonomie dans la prise en charge à distance... En même temps, on n’aurait pas assez d’équipement pour fournir 100 % des élèves », note Donald Landry, directeur du secrétariat général et des communications du CSSRS. L’objectif est de prioriser les élèves qui n’ont aucun accès à un ordinateur.

À l’instar des établissements d’enseignement supérieur, elle doit préparer un plan en vue d’une possible deuxième vague. Elle doit remettre ce document à la mi-septembre au ministère de l’Éducation. 

Parmi les appareils commandés, on retrouve 1180 iPad (dont 250 reçus au printemps) 671 Chromebook et 1004 portables. Une partie de l’équipement est arrivée et certains équipements sont attendus dans les prochains jours ou prochainement. De trois à quatre semaines seront nécessaires pour les préparer. Environ 550 parents n’ont pas ou ne savent pas s’ils ont accès à une connexion internet haute vitesse. Or, certaines applications requièrent la haute vitesse. La commande contient aussi des tablettes LTE qui pourraient fonctionner sans wi-fi. Plus de 700 élèves n’ont pas de caméras sur leur appareil, ce qui peut être problématique pour la formation à distance. Des caméras ont aussi été commandées.

Si l’enseignement à distance devait reprendre à l’automne, une école doit privilégier une seule plateforme. Les établissements doivent ainsi choisir entre deux plateformes afin d’éviter de trop grandes disparités en cas de deuxième vague. On veut ainsi uniformiser les pratiques, illustre Donald Landry.

Transport scolaire

Par ailleurs, ce sont finalement 1800 élèves qui auraient eu droit au transport et qui n’en auront pas. Du nombre, 600 se sont désistés. Une grande majorité de jeunes qui n’ont pu obtenir de laissez-passer sont des élèves du primaire qui ont droit au service de garde. Au total, le CSSRS compte sur son territoire 12 600 élèves qui ont droit au transport. Ces données ne comprennent pas les élèves du privé qui n’ont pas pu avoir de place, comme le rapportait La Tribune la semaine dernière. Rappelons que le nombre de places a été revu drastiquement en raison des contraintes de la COVID-19. Le centre desservira également moins d’enfants ayant deux adresses et qui sont en garde partagée.