Des cliniques de dépistage du VPH

Jusqu’à 80 % des femmes seront infectées par le virus du papillome humain (VPH) au cours de leur vie, un virus qui est transmis sexuellement. Si certaines femmes réussissent à éliminer le virus sans problème, d’autres n’en guériront pas. Mais le VPH est asymptomatique et il est la principale cause du cancer du col de l’utérus. Un cancer meurtrier.

« En 2017, 1550 Canadiennes ont reçu un diagnostic de cancer du col de l’utérus et près de 25 % d’entre elles en sont décédées », soutient Dre Jessica Ruel-Laliberté, résidente de troisième année en obstétrique-gynécologie au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

L’équipe d’obstétrique-gynécologie du CIUSSS de l’Estrie-CHUS offrira gratuitement des tests de dépistage (test PAP) aux femmes de 21 à 65 ans dont le dernier examen remonte à plus de deux ans dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation au cancer du col de l’utérus qui se tient jusqu’à vendredi.

Les cliniques auront lieu à Sherbrooke et aussi à l’Hôpital de Granby, une nouveauté cette année. « L’année dernière, il y avait des femmes qui avaient fait plus d’une heure de route pour venir passer l’examen. Nous avons décidé de le décentraliser cette année », explique Dre Ruel-Laliberté.

Il est possible de prendre rendez-vous au www.santeestrie.qc.ca/cancerducol ou encore en téléphonant au 819 346-1110, poste 22604 pour Sherbrooke et Granby.

Dre Ruel-Laliberté tient à rappeler que toutes les femmes doivent passer le test, y compris celles qui ont un partenaire stable depuis de nombreuses années.

« Ce n’est pas une question de tromperie; le cancer du col de l’utérus peut apparaître plus de 20 ans après une infection par le VPH », explique-t-elle.

L’an dernier, 200 femmes ont participé à la clinique de dépistage. « De ce nombre, 40 femmes n’avaient pas de médecin de famille. Soixante autres avaient un médecin de famille qui ne proposait pas le test ou ne l’offrait pas », précise Jessica Ruel-Laliberté.

Depuis quelques années, un vaccin contre le VPH est offert aux enfants dans le cadre du programme québécois de vaccination. Mais les jeunes femmes qui ont reçu le vaccin doivent quand même passer le test PAP. « En plus du test PAP, les femmes qui ne sont pas vaccinées obtiendront de l’information et une ordonnance médicale du vaccin contre le VPH », ajoute-t-elle.