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Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, a invité les citoyens à valider l’usage des terrains autour des leurs pour éviter les mauvaises surprises.
Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, a invité les citoyens à valider l’usage des terrains autour des leurs pour éviter les mauvaises surprises.

Des citoyens dénoncent la coupe d’arbres derrière chez eux

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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SHERBROOKE — Des citoyens se sont adressés au conseil municipal de Sherbrooke lundi pour déplorer le déboisement nécessaire à la construction immobilière dans le secteur de la rue Bastien, dans le district du Lac-Magog. Sébastien Grimard et Marie-Pierre le Gresley souhaiteraient qu’une bande tampon végétale soit conservée derrière leur résidence plutôt que de procéder à une coupe complète des arbres. 

Dans une question écrite, M. Grimard a demandé pourquoi la Ville n’exige pas que les promoteurs, au moment de construire de nouveaux quartiers, à garder une certaine quantité d’arbres. Mme Le Gresley, pour sa part, estime qu’il serait essentiel qu’une bande de transition d’au moins deux mètres soit exigée pour permettre une plus grande intimité pour les résidants déjà installés dans le secteur. 

La présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron, a expliqué que le règlement 1200 de la Ville de Sherbrooke exige des promoteurs que les arbres soient maintenus autant que possible au moment de la construction. « Dans le projet L’Orée du parc Central, dont il est question, la grandeur et la topographie des terrains font en sorte qu’il est très difficile de conserver des arbres. Si les arbres doivent être coupés, le règlement exige qu’un arbre soit replanté pour chaque 300 m de terrain. »

Quant aux bandes tampons, elles sont exigées, selon Mme Bergeron, quand un nouveau projet n’a pas le même usage que celui des terrains auxquels il est adossé. « Cette bande est minimalement de cinq mètres. Le problème, c’est qu’elle est composée d’arbres qui ont poussé dans un contexte de forêt. Lorsqu’ils sont exposés aux grands vents, ils tombent. Dans tout le secteur de la rue Bastien, aucune bande n’est exigée parce que tous les terrains ont la même typologie de logements, de maisons isolées ou de jumelés. » 

Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, invite les citoyens à valider l’usage du terrain adjacent au leur avant d’acheter une maison dans un secteur encore boisé. « On se retrouve souvent dans une situation où les gens sont adossés à un boisé et sont surpris d’apprendre qu’un développement résidentiel se retrouvera derrière chez eux. Avant d’acheter, allez voir un inspecteur pour voir le zonage de la propriété adossée à votre terrain. Si c’est prévu en habitation, dans les années futures, il y aura un développement. Pour éviter les mauvaises surprises, il est préférable de valider avant d’acheter. »