Des parents de l’Écollectif se sont tournés vers les élus scolaires de la CSRS, afin qu’elle établisse des balises entourant de tels projets, dont le taux de participation nécessaire. Ci-dessus, une mère de l’Écollectif, Claudia Gagnon.

Des balises réclamées pour encadrer les voyages d’écoliers

Devant le mécontentement suscité par l’organisation d’un grand voyage à Londres, des parents de l’Écollectif se sont tournés vers les commissaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), afin qu’elle établisse des balises entourant de tels projets, dont le taux de participation nécessaire.

L’école primaire tient depuis plusieurs années « un grand voyage » pour les élèves de cinquième et sixième années, et dont l’organisation se décline aussi dans la vie scolaire des élèves par l’entremise d’activités pédagogiques à l’école; il ne s’agit pas uniquement d’une activité parascolaire. Les années passées, les enfants ont notamment eu la chance de découvrir les Îles de la Madeleine et Cuba.

Pour 2019, la destination choisie par l’équipe-école est Londres à un tarif de 2100 $ pour six jours.

Un comité de parents avait d’abord sondé les parents des élèves et établi une liste de propositions de voyages par ordre en fonction de certains critères. Le premier choix était Grandes Bergeronnes, et, à la fin de la liste, se trouvaient Cuba et Londres. Le personnel enseignant concerné devait retenir deux destinations. Le choix s’est arrêté sur les deux dernières destinations proposées par le comité, soient Londres et Cuba, et les parents ont eu à trancher par vote. Selon Dominic Marcotte, membre de ce comité, d’après le coup de sonde, pour un voyage qui nécessitait de prendre l’avion et d’avoir un passeport, le taux d’adhésion était de 68 %. Ayant l’impression de ne pas se faire entendre, le groupe de parents s’est tourné vers les élus scolaires.

« Est-ce possible de mener une réflexion afin de statuer sur le taux de participation d’une activité pédagogique? Il nous apparaît que des règles directrices doivent être données », a fait valoir Claudia Gagnon, une mère de ce comité.
Le président de la CSRS, Gilles Normand, les a référés au conseil d’établissement, affirmant qu’il s’agit d’une question qui relève de cette entité. « À qui peut-on s’adresser pour faire entendre notre voix? » a demandé Mme Gagnon.

Dans un tel contexte, le choix de l’activité pédagogique revient au personnel enseignant en vertu de la Loi sur l’instruction publique.

Pour que le voyage ait lieu, le taux de participation doit être de 75 %, mais on ne sait pas encore si ce taux est atteint.

Lors du voyage à Cuba l’an passé, en raison de désistements, environ 72 % des élèves ont participé. Comme un grand nombre d’activités sont directement liées au grand voyage, les quelque 28 % ont pu se sentir exclus ou qu’ils « ne faisaient pas partie de la gang », a-t-on fait valoir.

Le groupe ne remet pas en question ce projet, mais dit vouloir favoriser l’inclusion d’un plus grand nombre d’enfants. « Les parents sont unanimes à vouloir un grand voyage », souligne Lise Duchesneau, une maman de trois élèves, en ajoutant qu’ils ne remettent pas en question la compétence du personnel enseignant. « C’est un beau projet », souligne Mme Gagnon.

Par ailleurs, des parents de l’école la Source-Vive ont de nouveau plaidé leur cause devant les élus scolaires, afin d’éviter un transfert d’une cinquantaine d’enfants vers l’école Notre-Dame-des-Champs de Stoke. La décision doit être rendue mardi prochain.