Une trentaine d’auxiliaires de recherche et d’enseignement d’universités québécoises ont manifesté mardi matin devant l’hôtel Delta où avait lieu la première séance de conciliation entre l’Université de Sherbrooke et le Syndicat des auxiliaires de recherche et d’enseignement.

Des auxiliaires de recherche forment un «comité d’accueil»

Une trentaine d’auxiliaires de recherche et d’enseignement d’universités québécoises ont formé un « comité d’accueil » mardi matin devant l’hôtel Delta où avait lieu la première séance de conciliation entre l’Université de Sherbrooke et le Syndicat des auxiliaires de recherche et d’enseignement (SAREUS), dont le contrat de travail est échu depuis le mois de mars.

Ces auxiliaires ont voulu démontrer leur appui envers leurs collègues sherbrookois dont les pourparlers achoppent sur le salaire, l’embauche d’auxiliaires à l’externe et la surveillance d’examens par des retraités. Toutes les autres clauses de la convention collective ont été réglées au cours des sept séances de négociations tenues plus tôt cette année.
À l’instar de plusieurs autres universités québécoises, le SAREUS revendique un salaire minimum de 15 $/heure pour ses membres et une plus juste distribution des heures de travail. Le SAREUS estime que ses membres ont perdu plus de 26 000 heures de travail depuis les trois dernières années au profit d’auxiliaires externes.
Le recours à des auxiliaires externes et à des retraités est d’autant plus difficile à comprendre, a indiqué Magali Picard, de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), que ces derniers « sont loin de gagner 15 $ de l’heure », a-t-elle soumis. « On parle plutôt de 40 à 50 dollars de l’heure », selon elle.
Mme Picard a aussi fait ressortir que des universités de plus petites tailles que Sherbrooke ont conclu des ententes avec leurs auxiliaires prévoyant une rémunération minimale de 15 dollars de l’heure. « Je ne peux pas concevoir qu’une université comme celle de Sherbrooke ne peut pas accorder 15 $ à ses employés, alors que celles de Rimouski et de Chicoutimi l’ont fait. »
Selon Mme Picard, la position de l’Université de Sherbrooke sur les clauses salariales est incohérente. « Ce qu’ils ont laissé entendre en négociation, c’est que s’ils accordent 15 dollars de l’heure, ils ne seront pas capables d’augmenter ceux et celles qui sont déjà à 15 et 16 dollars de l’heure. Donc, on veut déshabiller Pierre pour habiller Paul. C’est vraiment scandaleux! »
Rencontré quelques minutes avant le début de la séance de conciliation, le porte-parole de l’Université de Sherbrooke, Clément Huneault, a indiqué ne pas vouloir commenter le dossier opposant l’Université au SAREUS.