La roulotte de la Coopérative des travailleurs d’Ambulance de l’Estrie (CTAE) est stationnée au 500, rue Murray, depuis deux semaines, mais elle pourrait prendre la route pour se transformer en clinique mobile de dépistage lorsque ce sera nécessaire.
La roulotte de la Coopérative des travailleurs d’Ambulance de l’Estrie (CTAE) est stationnée au 500, rue Murray, depuis deux semaines, mais elle pourrait prendre la route pour se transformer en clinique mobile de dépistage lorsque ce sera nécessaire.

Des ambulanciers paramédicaux font passer le test de la COVID-19

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Des ambulanciers paramédicaux de la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie (CTAE) travaillent depuis deux semaines à la clinique désignée de dépistage de la COVID-19 située au 500, rue Murray, à Sherbrooke.

« Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS devait hausser l’accessibilité aux centres de dépistage de la COVID-19 en pleine période de vacances annuelles de ses employés. Le CIUSSS a reçu positivement la proposition de la CTAE de mobiliser ses équipements et son personnel paramédical afin de déployer des cliniques mobiles de dépistage. Depuis deux semaines, notre roulotte est stationnée au 500, rue Murray, à Sherbrooke, comme équipement de support à la clinique de dépistage de la COVID-19 », explique Jean-François Pellerin, directeur des opérations à la CTAE.

La coopérative ambulancière utilisera aussi sa roulotte adaptée afin d’offrir des cliniques de dépistage mobiles lorsque ce sera nécessaire.

« Nous avons acheté cette roulotte comme support aux équipes de paramédics à pied, lors de grands événements comme la Fête du lac des Nations. La roulotte est parfaitement autonome, même sans électricité, elle est climatisée l’été, chauffée l’hiver, grâce à une génératrice… On pourrait par exemple aller tenir une clinique de dépistage mobile de la COVID-19 dans le stationnement du Carrefour de l’Estrie ou dans la cour d’une entreprise où il y aurait une éclosion pour faire un dépistage de masse, au lieu de demander à tout le monde de se déplacer », explique M. Pellerin.

En attendant que de tels déploiements soient nécessaires, Ambulance de l’Estrie dépêche quelques-uns de ses paramédics tous les jours, afin de supporter le personnel déjà présent dans les activités de dépistage de la COVID-19 au 500, rue Murray.

Une autorisation spéciale de la direction médicale nationale permet en effet aux paramédics d’accomplir certains actes normalement limités, comme celui d’effectuer le prélèvement.

« On travaille également, au niveau régional, pour pouvoir être en mesure de faire aussi le questionnaire médical précédant le test. Ça nous permettrait d’être encore plus autonomes », précise Jean-François Pellerin.

Certaines personnes qui ont besoin de passer le test ne peuvent se rendre au centre désigné de dépistage situé dans l’Est de Sherbrooke pour diverses raisons, comme un handicap ou parce qu’elles sont immunosupprimées. Comme la CTAE a trois ambulances en réserve au sein de sa flotte de véhicules, il arrive donc que les paramédics se rendent au domicile des gens afin d’effectuer le prélèvement en toute sécurité.

Expertise sur la route

L’idée de cette collaboration est une initiative conjointe de la CTAE et de la coordination des services préhospitaliers d’urgence du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. « Le CIUSSS avait des besoins pour des dépistages mobiles et éventuellement pour du dépistage de masse, et nous, nous avons une expertise en travail mobile, parce que nous travaillons déjà sur le terrain », ajoute le directeur des opérations à la CTAE.

« Les paramédics sont de toute évidence habilités à accomplir ces actes professionnels et à intervenir auprès de différentes clientèles. C’est certes une entente gagnant-gagnant au sein des services préhospitaliers d’urgence en Estrie », soutient Pascal Shannon, coordonnateur des services préhospitaliers d’urgence au CIUSSS.

Jusqu’ici, l’expérience est très positive pour les ambulanciers paramédicaux qui sont fiers du service qu’ils offrent et qui se réjouissent de pouvoir pratiquer leur métier différemment.

« Pour nous, c’est une belle occasion de nous impliquer dans la communauté. C’est aussi une des premières fois qu’on vient aussi directement supporter le réseau de la santé », se réjouit Jean-François Pellerin.