Archives de l'édition papier du 6 juillet 1999.
Archives de l'édition papier du 6 juillet 1999.

Des airs de l’orage de 1999

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
C’est la deuxième fois en moins d’un quart de siècle que Saint-Mathias-de-Bonneterre se retrouve sur la trajectoire d’une violente rafale.

Le violent orage du 5 juillet 1999 avait frappé Sherbrooke, traversé le Canton d’Eaton pour atteindre Saint-Mathias-de-Bonneterre.

« La dernière fois, ça semblait moins intense », explique Alice Caron qui réside sur la route 210 à Saint-Mathias-de-Bonneterre depuis plus de 42 ans.

« En 1999, le vent avait arraché les arbres tout le haut de la colline. Ça n’a même pas eu encore le temps de repousser que c’est le vent fait le ménage sur l’autre bord » ajoute son époux, Michel Caron.

Jacqueline Vachon-Desindes a aussi vécu la violence rafale de 1999.

« Ça avait arraché beaucoup d’arbres. Des maisons avaient été brisées. C’était aussi intense », se rappelle Mme Vachon-Desindes.

Le violent orage de la nuit du 5 juillet 1999 avait laissé des cicatrices aux quatre coins de la région.

La Tribune du 6 juillet 1999 titrait alors « Vision d’enfer ».

Des rafales de 115 km/h avaient tout balayé sur leur passage.

L’église Saint-Andrew du plateau Marquette à Sherbrooke avait été lourdement endommagée. Elle avait dû alors être détruite.

De nombreux arbres avaient été déracinés en région dont sur plusieurs terrains de golf. Le vent avait rasé une plantation de pins matures et arraché trois têtes de silo du secteur Johnville. 

Un groupe de campeurs secteur nord de Sherbrooke avait échappé de justesse à des graves blessures alors que des arbres étaient tombés de part et d’autre de leurs tentes.

Au plus fort de la tempête, plus de 80 pour cent des abonnés d’Hydro-Sherbrooke avaient été privés de courant.