Selon la conseillère Karine Godbout, Sherbrooke récupère en moyenne 3000 tonnes de verre par année.

Dépôt volontaire du verre : pas avant 2020 à Sherbrooke

Les élus sherbrookois pourront se prononcer sur un projet-pilote de dépôt volontaire du verre en novembre. C’est ce qu’a confirmé la présidente du comité de l’environnement, la conseillère Karine Godbout.

« Beaucoup de personnes m’interpellent au sujet du verre et me demandent où nous en sommes. C’est vrai que c’est long. Je faisais une présentation au conseil municipal en mars et nous avons commencé à travailler sur un projet-pilote pour le dépôt volontaire du verre », indique Mme Godbout.

« Notre dernier comité de l’environnement était le 4 juin. Nous avons un comité de citoyens qui est venu nous présenter un projet de dépôt volontaire le 3 juin. Nous n’avons donc pas eu le temps de l’analyser. La prochaine étape est de rencontrer rapidement les citoyens du comité du verre. »

Karine Godbout ajoute que le comité de l’environnement se réunira le 5 novembre pour statuer sur un projet-pilote avant de le soumettre au conseil municipal pour décision.

« Le rapport déposé par les citoyens a été très apprécié. Il y avait beaucoup de références dans le document. Je comprends leur impatience, mais le dossier tiendra la route quand il sera présenté. Ce sera solide. »

La séquence proposée par la Ville demeure inchangée malgré l’intention du gouvernement de François Legault d’étendre la consigne aux bouteilles de vin. « C’est une bonne nouvelle, mais on ne sait pas comment ça se traduira dans le temps. L’objectif que nous avons est de retirer le verre du bac de recyclage et les bouteilles de vin ne comptent que pour 50 % de ce qui se retrouve dans le bac. Nous croyons donc qu’il est pertinent de poursuivre avec le projet-pilote. »

3000 tonnes par année

Selon la conseillère, Sherbrooke récupère en moyenne 3000 tonnes de verre par année. Il faut donc évaluer la quantité qui serait recueillie dans les dépôts volontaires et par conséquent le coût associé à l’initiative. « C’est la bonne période pour faire des demandes budgétaires, mais il est évident que ce sera difficile de réaliser quelque chose d’ici la fin de l’année. »

L’idée d’installer des bacs dans les écocentres n’est pas exclue.

Le comité du verre de Sherbrooke propose de déployer de façon permanente entre 20 et 25 conteneurs dans les cours des SAQ et des supermarchés pour que les Sherbrookois puissent y déposer leurs bouteilles de vin et tous leurs autres contenants de verre. Son porte-parole, Réal Vigneau, indique n’avoir eu aucun contact avec la Ville depuis le 3 juin. Il déposera une pétition de 6141 noms au conseil municipal le 4 novembre.

« De notre côté, nous n’avons jamais demandé de projet-pilote. Nous voulons un projet permanent. Nous nous demandons où la municipalité en est rendue, mais nous avons su qu’elle s’était penchée sur notre dossier. Ce qui est certain, c’est que nous demanderons des comptes le 4 novembre. Nous voulons surtout savoir ce que nous devons répondre aux 6141 personnes qui réclament un dépôt pour le verre. Eux, ils sont très pressés. Il y en a qui ramassent leurs contenants chez eux en attendant l’arrivée de conteneurs... »

Pour M. Vigneau, si des conteneurs étaient installés au printemps 2020, ce serait déjà une réussite.

Usage unique et gaspillage

Par ailleurs, le 24 septembre, le comité de l’environnement a organisé une rencontre avec des commerçants en prévision de l’application du règlement sur les sacs de plastique qui sera en vigueur en avril 2020. « Plusieurs commerçants sont prêts à faire le pas. Ils sont très enthousiastes et il y aura une autre consultation à venir sur les objets à usage unique », commente Karine Godbout.

La présidente du comité de l’environnement ajoute que la Ville pourrait aussi se pencher sur l’interdiction, pour les commerces, de jeter de la nourriture toujours comestible et des vêtements invendus. Si Montréal a déjà annoncé ses intentions de réglementer en cette matière, Sherbrooke pourrait songer à des mesures qui seraient intégrées dans un futur Plan de gestion des matières résiduelles.