La machinerie a été déployée pendant 72 jours l’hiver dernier pour les activités de déneigement à Sherbrooke.
La machinerie a été déployée pendant 72 jours l’hiver dernier pour les activités de déneigement à Sherbrooke.

Dépassement de coûts de 1 176 000 $ pour le déneigement

L’hiver 2019-2020 n’a pas été plus rigoureux que la moyenne. Les précipitations de neige ont même été inférieures de huit centimètres à la moyenne des cinq dernières années. Pourtant, les activités de déneigement et d’entretien de la chaussée ont entraîné des dépassements de coûts de 1 176 000 $.

Le budget réservé était de 11,3 M$, si bien que l’écart défavorable est de 10,4 %.

Selon les documents rendus publics par la Ville dans son rapport Vivre avec l’hiver 2019-2020, ce sont plutôt les grandes variations de température en peu de temps et l’ajout de ressources à l’interne, entre autres, qui expliquent ces dépenses. On cite d’ailleurs l’ajout « d’équipements et de ressources internes afin de combler le manque d’offres sur le marché en équipements loués-opérés, l’ajout d’un patrouilleur pour le suivi des requêtes et des sous-traitants, l’installation de GPS dans tous les équipements de déneigement ainsi que l’augmentation du niveau de service de l’enlèvement de la neige sur les circuits d’autobus 3 et 8 de la STS ». 

Le budget de 2019 n’avait pas été ajusté en fonction de ces éléments, mais les prévisions pour 2020 en tiennent compte. 

En comparant les dépenses en fonction de la quantité de neige reçue, soit 285 cm, l’écart défavorable est de 23 %. Tous les postes budgétaires ont été dépassés. 

« La séquence des chutes de neige a commandé plus d’opérations de chargement de neige. De plus, les 132 mm de pluie reçus durant cette période ont obligé les équipes à intervenir fréquemment pour le dégagement des éléments de drainage. » On note effectivement que la machinerie a été déployée pendant 72 jours, contre une moyenne de 62 jours dans les hivers précédents. On a compté 85 jours de précipitation sur les 168 qu’a duré l’hiver.

Du point de vue de la température, le mois de novembre a été le plus froid depuis 1936, mais les mois suivants se sont situés plus près des normales de saison. L’hiver a même été plus chaud que la moyenne. En conséquence, l’utilisation du sel de déglaçage a chuté de 8 % et celle des pierres abrasives de 28 %. Au final, ce sont 6500 tonnes de matières de moins qui ont été étendues. 

Le conseiller Marc Denault a néanmoins signalé que le réseau routier avait connu beaucoup plus de fermetures que par le passé en raison des conditions défavorables. « Il est arrivé deux fois que nous devions fermer le boulevard Lionel-Groulx, ce qui est très rare. »

Dans tout l’hiver, il est arrivé 92 fois que le mercure passe au-dessus du point de congélation avant de redescendre sous zéro dans la même journée.

Parmi les autres faits saillants, le stationnement sur rue a été interdit 28 fois en raison des activités de déneigement.

Pour terminer l’année 2020, un budget résiduel de 3,9 M$ est encore disponible. La moyenne des dépenses des cinq dernières années pour novembre et décembre est de 3,4 M$. Si les premiers mois de la saison froide se maintiennent dans les normales, il ne devrait donc pas y avoir d’écart défavorable.

Notons que 23 % du déneigement est confié au privé, soit l’équivalent de 263 km sur les 1123 km du réseau routier. On compte aussi 331 km de trottoirs et de sentiers.