Marc Denault

Denault déplore le changement de ton du syndicat à la STS

Les tensions se poursuivent entre la Société de transport de Sherbrooke (STS) et son syndicat des chauffeurs, en négociation pour le renouvellement de la convention collective. Le président de la STS, Marc Denault, a profité du dépôt de procès-verbaux de l’organisation, lundi, pour souligner le changement de ton des syndiqués.

M. Denault a lu un extrait du procès-verbal du conseil d’administration du 13 mars. « Messieurs [Jean-Pierre] Guay et [André] Marsan (NDLR : président et vice-président du syndicat des chauffeurs) souhaitent rappeler leur appui à la fermeture de la station du Dépôt et font mention de certaines inquiétudes sur le plan opérationnel. Ils soulignent également les bonnes relations avec la direction de la STS et se disent très optimistes quant à l’avenir de la STS », a-t-il récité.

« On a lu beaucoup au cours des dernières semaines sur la communication qui se passe à la STS. Si on se fie au procès-verbal, au cours des derniers mois, il n’y a pas une organisation qui a rencontré ses employés autant que nous. Je tiens à rappeler aux syndiqués que nous sommes à l’écoute. Dans son discours, il y a un mois, ils disaient que nous avions de bonnes relations. En un mois, le climat a changé. Je trouve que c’est un peu particulier. »

Le vice-président de la STS, Pierre Tremblay, a pour sa part ajouté que les négociations ne se dérouleraient pas sur la place publique. « Comme président du comité de négociation, j’ai demandé aux personnes responsables de négocier d’être disponibles sept jours sur sept à partir de maintenant pour en arriver à une entente négociée le plus rapidement possible. »

Le vice-président du syndicat des chauffeurs, André Marsan, s’est montré étonné de cette sortie médiatique. « Nous négocions depuis un an. Nous sommes courtois et respectueux. On peut très bien maintenir une atmosphère conviviale sans arriver à se mettre d’accord. Si nous avons commencé des moyens de pression, c’est parce que ça tournait en rond. »

M. Marsan rapporte néanmoins avoir senti une ouverture à la table de négociation lundi. « C’est comme si on avait ouvert le barrage. Ils nous ont finalement présenté leur vision pour améliorer nos déplacements. Nous avons senti une plus grande ouverture et une meilleure collaboration. »

Le vice-président du syndicat ne voit par ailleurs pas la nécessité de négocier sept jours par semaine. « Je ne comprends pas cette affirmation de M. Tremblay. Il semble tout à coup y avoir une urgence. C’est peut-être parce qu’ils sentent venir le 19 août, jour où la station du Dépôt sera définitivement fermée. Nous sommes un peu étonnés de cette insistance. »