La « maison blanche », à Orford, pourrait disparaître du paysage pour laisser la place à un pavillon communautaire.

Démolition de la « maison blanche » : le projet suscite mécontentement

La démolition prévue de la « maison blanche », située au cœur de Cherry River, suscite du mécontentement à Orford. La Société d’histoire du canton d’Orford (SHCO) reçoit mal le projet, mais elle a tout de même l’intention de laisser la municipalité s’expliquer.

« On est contre la démolition de cette maison patrimoniale, indique d’emblée le président de la SHCO, Marc Bigué. Par contre, dans un premier temps, on va permettre au Canton d’Orford d’offrir toutes les explications nécessaires concernant ce dossier. »

La résidence en question a été construite au 19e siècle. Elle a été acquise par la municipalité il y a plusieurs années de cela. Différentes activités se déroulent sur place tout au long de l’année. Le Canton d’Orford propose de la rayer de la carte afin de concrétiser un projet de pavillon communautaire aux abords du parc de la Rivière-aux-Cerises. L’investissement planifié ne devrait pas dépasser les 1,7 million $. 

Lui-même ancien conseiller municipal d’Orford, Marc Bigué rappelle que le Canton d’Orford avait déjà réfléchi à un projet de centre communautaire à l’époque à laquelle le maire Jean-Pierre Adam était toujours en poste. Mais le projet n’a pas vu le jour.

« Dans cet autre projet de centre communautaire, la maison blanche aurait été préservée et rattachée à la nouvelle construction par un corridor de verre. C’était une approche complètement différente. Ce serait intéressant de savoir ce qui est arrivé avec cette proposition », lance M. Bigué.

Valeur patrimoniale

Selon le président de la SHCO, la résidence possède une réelle valeur patrimoniale. « Elle a été bien conservée. Il y a notamment des murs en lattes de bois, à l’intérieur, et les armoires d’origine sont toujours là. En plus, cette maison a des plafonds assez bas, ce qui est caractéristique d’un certain type de constructions anciennes. »

Plutôt qu’on démolisse le bâtiment, la SHCO aurait aimé que le Canton d’Orford reconnaisse officiellement sa valeur patrimoniale. « On désirait qu’il soit cité. Et, plus tard, on aurait pu élaborer un projet de restauration avec d’éventuelles subventions », confie-t-il.

Marc Bigué est d’autant plus étonné de la proposition de la municipalité qu’il la juge à contre-courant. « Le Canton d’Orford a lui-même acheté cette maison ancienne et maintenant il parle de la faire disparaître. Ce n’est pas très fort », déclare-t-il.

L’administration en place, à Orford, aurait proposé à la SHCO de la rencontrer pour discuter du dossier, mais l’organisation aurait décliné l’offre parce que quelques-uns de ses administrateurs sont à l’extérieur de la région présentement. Des membres de l’organisme assisteront toutefois à la prochaine assemblée publique du conseil municipal.