Le directeur de la Société d’histoire de Sherbrooke, Michel Harnois, a remis sa démission du comité de toponymie.

Démission au comité de toponymie

Le directeur de la Société d’histoire de Sherbrooke, Michel Harnois, a remis sa démission du comité de toponymie, mercredi matin. M. Harnois est celui qui avait mené une fronde contre la conseillère Évelyne Beaudin, lundi au conseil municipal.

« Il y a un dénigrement constant et gratuit du comité. On prête de fausses intentions misogynes aux quatre membres masculins », avait dit M. Harnois. Rappelons que la conseillère Évelyne Beaudin réclame que soit adopté un nombre équivalent de toponymes masculins et de toponymes féminins au cours du présent mandat. Elle enregistre sa dissidence lorsque les recommandations du comité font une plus grande place aux noms masculins.

À lire aussi: Le comité de toponymie vise la parité

Dérapages sur le thème de la toponymie féminine

Appelé à commenter le sujet, Michel Harnois confirme avoir remis sa démission avant la réunion du comité de toponymie mercredi matin. Il s’agit, selon lui, d’une décision personnelle. Il a refusé d’élaborer sur les raisons de sa décision et a refusé de répondre aux questions. 

Gingues surpris

Le président du comité, Paul Gingues, expliquait dans nos pages mercredi que la Société d’histoire déléguait un membre au comité de toponymie. M. Harnois ne savait pas, mercredi, si un autre membre de son organisation serait délégué pour le remplacer. La Société d’histoire continuera néanmoins son travail de recherche lié aux toponymes.

Paul Gingues s’est dit surpris de la tournure des événements. « Je crois que M. Harnois était à bout de la pression. Je suis triste et déçu. Nous perdons quelqu’un qui a de la rigueur dans son travail. Il apportait une dimension importante au comité. »

Il ajoute que la Société d’histoire ne souhaite pas pour le moment déléguer un remplaçant au sein du comité de toponymie. La conseillère de l’arrondissement de Lennoxville, Jennifer Garfat, agissait comme observatrice lors de la réunion du comité mercredi. Une résolution proposant des noms féminins devrait être déposée au conseil dans les prochaines semaines.

Précisions

Par ailleurs, Évelyne Beaudin a senti le besoin d’apporter des précisions concernant le débat des toponymes féminins en publiant un message sur sa page Facebook. « Ce que j’ai suggéré, ce n’est pas de changer des noms de rue ou de parc par des noms de femmes. J’ai proposé que le conseil mandate le comité de toponymie pour arriver, après quatre ans de mandat, avec un nombre égal de propositions de toponymes masculins et féminins. C’est une suggestion qui avait été faite par Nicole Bergeron en octobre dernier. Je n’ai fait que reprendre sa proposition et demander au conseil de l’officialiser. »

Elle ajoute que depuis le début du mandat, 24 hommes et trois femmes ont été nommés. Une douzaine de toponymes autres, soit des noms communs, auraient aussi été adoptés. « Il y a plus de noms communs que de noms de femmes! Et oui, ça fait juste 11 % de nom de femmes. »