Avec son déménagement au Centre de foires, Sherbrooke t’en bouche un coin a gagné son pari.

Déménagement savoureux pour Sherbrooke t’en bouche un coin

Sherbrooke t’en bouche un coin gageait gros en déménageant son festival culinaire du parc Jacques-Cartier vers le Centre de foires... et il a gagné son pari. Tellement, que certains restaurateurs ont manqué de nourriture à un moment ou à un autre de l’événement.

Le propriétaire du Da Toni, Christian Fréchette, est arrivé très juste dans ses quantités. Lui qui pensait en avoir préparé assez pour trois jours a dû jongler avec son menu et faire préparer d’autres bouchées.

Celui qui avait préparé des Fazzolettis a dû se débrouiller pour pouvoir servir de la nourriture aux visiteurs du dimanche. « J’ai appelé mon chef au restaurant samedi soir quand j’ai vu que ça descendait vite. Très tôt dimanche matin, je suis allé au restaurant chercher la balance et être prêt pour 10 h. J’ai dormi 5 h! »

« Normalement, nous sommes bons dans notre calcul, mais cette année, c’est plus achalandé, ajoute le restaurateur. C’est un succès. On ne sait pas si c’est à cause que c’est la cinquième édition ou si c’est parce qu’on est au Centre de foires, mais c’est un succès. »

La propriétaire du Bistro de la Cité, Diane Plante, participe à Sherbrooke t’en bouche un coin depuis cinq ans. « Cet événement, je le fais depuis le début. Cette année, c’est encore plus qu’un record. On est heureux d’être ici. Les gens sont contents, tout le monde trouve ça beau et bon, on a du fun! », assure la chef, qui proposait un panini accompagné d’une petite douceur au chocolat.

Pour les chefs, il est plus agréable de cuisiner dans un bâtiment que sous une tente. « Les autres années aussi c’était bien organisé, mais à l’extérieur, nous ne sommes pas à l’abri des intempéries. Ici, ça ne pouvait pas nous arriver, donc c’est idéal comme conditions », analyse Mme Plante.

Un événement comme celui-là permet aux restaurateurs d’élargir leur clientèle. « Ce n’est pas tout le monde qui nous connaît. Dans un événement comme ça, on rencontre au minimum 1000 personnes, qui peuvent goûter à nos produits et qui vont certainement revenir », affirme Diane Plante.

Les participants étaient nombreux au Centre de foires. Calila Tardif, elle, apprécie la partie sucrée de l’événement. « On aime le concept chocolaté de l’événement. Ça nous donne le goût de découvrir encore plus de mets. Ça donne l’occasion aux chefs de se surpasser », cogite-t-elle.

De plus, la jeune femme de 21 ans apprécie le nouvel emplacement du festival. « Ici il y a plus de place pour respirer. C’est moins chaud et plus aéré. En plus, tout le monde peut voir ce qui se passe sur la scène, au centre. »

Pour sa part, son conjoint, Félix Duplessis-Marcotte, aimait bien le concept du parc Jacques-Cartier. « J’aimais beaucoup quand l’événement se faisait dehors. L’avantage au Centre de foires, c’est qu’il y a plus de stationnements. C’est moins visible si tu veux juste aller faire un tour en passant près », commente-t-il.

La directrice générale de Sherbrooke t’en bouche un coin, Pauline Larouche, peut dire : mission accomplie. « On était un peu stressés, mais on est très contents. C’est un changement de lieu, mais c’est très concluant. Nous avons changé pour le confort et pour respecter le type haut de gamme que nous cherchions. Quand on entre, on oublie qu’on est au Centre de foires. On entre dans un univers, un ambiance. On a gardé un volet bistro dehors. Il fallait garder le barbecue », résume-t-elle.