Christine Gascon a reçu l’aide de l’opération Ça déménage l’an dernier. Mercredi, c’était à son tour de vêtir le chandail vert de bénévole et de donner au suivant.
Christine Gascon a reçu l’aide de l’opération Ça déménage l’an dernier. Mercredi, c’était à son tour de vêtir le chandail vert de bénévole et de donner au suivant.

Déménagement: des bras, des masques et du cœur [VIDÉO]

De la sueur, des couvre-visages et du cœur. C’est tout ce dont avaient besoin les quelque 130 bénévoles qui ont pris d’assaut 23 ménages mardi et mercredi, dans le but d’aider des Sherbrookois à déménager. 

« Vingt personnes qui déménagent un quatre et demi, ça va relativement vite! » décrit Charles Blais, coorganisateur de l’opération Ça déménage.

« [On veut] aider les gens qui en ont besoin, résume M. Blais, mentionnant que maintenant, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS recommande les bénéficiaires à l’organisation. L’opération Ça déménage a vu le jour avec une clientèle malade, défavorisée ou avec des gens d’autres pays qui ne savent pas trop comment ça fonctionne. Donc on aide gratuitement ces gens à déménager. »

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Quelle est l’ambiance sur le terrain? « Il y a souvent beaucoup de larmes, répond le coorganisateur. Les gens sont touchés de voir autant de personnes qui viennent les aider. Parfois, c’est plus triste. On voit des choses touchantes. Mais c’est sûr que notre rôle est de remplir le camion et d’aller porter les choses à une autre adresse. On n’est pas habilités à faire du travail social. Mais l’opération Ça déménage vient de l’église Axe 21. On ne laisse personne derrière. »

La COVID-19 a compliqué la vie des déménageurs. Chaque équipe de déménagement compte une petite équipe sanitaire. 

« À la fin du mois de mars, quand on a commencé à organiser tout ça, on avait des restrictions très sévères. Depuis ce temps, c’est devenu moins intense. Cependant, on a des masques, des gants, on désinfecte à toutes les étapes et les camions sont désinfectés à chaque déménagement. Il y a aussi un protocole pour enlever nos masques et nos gants », assure M. Blais, ajoutant que les camions leur ont été prêtés.

Donner au suivant

Christine Gascon a reçu l’aide de l’opération Ça déménage l’an dernier. Mercredi, c’était à son tour de vêtir le chandail vert de bénévole et de donner au suivant. 

« J’ai beaucoup apprécié l’aide qu’on a donnée, décrit-elle. C’est très impressionnant de voir toutes ces personnes débarquer avec leur chandail coloré, leur énergie et leur bienveillance. Je ne pensais pas que j’allais être émue à ce point. J’ai pleuré durant une bonne partie de mon déménagement. J’avais de la difficulté à dire merci, tellement j’étais touchée. »

Tout de suite après son déménagement de 2019, Mme Gascon a voulu faire de l’équipe de bénévoles de l’édition 2020. « C’est très motivant. C’est le fun de voir l’esprit d’équipe et de voir ce qu’on peut faire ensemble. C’est notre troisième ménage de la journée. »

Dans ses boîtes

Jasmine Grégoire est habituée de faire ses boîtes. Après avoir déménagé avec son conjoint en juillet dernier, elle a refait ses boîtes il y a quelques semaines pour déménager temporairement à Rivière-du-Loup où elle est actuellement stagiaire. Hier, elle a mis le cap sur Sherbrooke où elle redéménage dans un nouveau loyer avec son amoureux.

« Je suis arrivée mardi à 21 h 40 et je repars mercredi soir, explique l’étudiante. La majorité des boîtes étaient faites, mais on a quand même fait des choses jusqu’à 2 h du matin. Et on s’est levé à 7 h pour recommencer et vider les pièces pour prendre de l’avance. »

Est-ce difficile de toujours être dans ses cartons? « Je dirais que quand je déménageais seulement mes choses, c’était tel que tel, décrit-elle. Maintenant que je suis en couple, le nombre de choses à déménager s’est multiplié. J’ai l’intention de rester ici plus qu’un an! »