Délicate opération pour colmater les fuites

Les fuites d’eau majeures survenues mardi à Sherbrooke ont commandé une délicate opération pour réussir à les colmater.

Il a fallu faire appel à des équipes spécialisées pour fermer toutes les vannes qui alimentent la conduite qui s’est brisée dans le secteur de la rue Galt Ouest, mardi soir. C’est pour cela qu’on a laissé l’eau de cette conduite de 20 pouces couler toute la nuit suivante, explique Michel Cyr, chef de division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke.

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«C’est une grosse conduite et il a été difficile de la fermer complètement par les vannes en raison du froid», dit-il, lors d’un point de presse tenu mercredi matin.

«Pour réparer ce genre de bris, il faut compter entre huit à dix heures en moyenne. Les travaux ont débuté durant la nuit, mais il a fallu faire appel à une équipe spécialisée pour la fermeture d’une vanne. Elle est entrée en fonction dès mercredi matin.»

Rappelons que le début de l'année 2018 a été occupé pour le service des travaux publics de la Ville de Sherbrooke, qui a dû colmater deux fuites d'eau majeures en moins de 24 heures, alors qu’un froid polaire sévissait.

Le système d'aqueduc a connu des problèmes dans les secteurs de la rue Olivier tard lundi soir, puis de la rue Jolliet en milieu d'après-midi mardi. Des maisons des rues Galt Ouest, Jolliet et Delorme ont été visitées par le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS).

On a dû procéder à des évacuations et quelques sous-sols ont été inondés. Le service des travaux publics a dû fermer des vannes pour contrôler la fuite d'eau avant de la colmater.

On ne pas dire que les fuites d’eau se multiplient dans ce secteur, mentionne M. Cyr. «Il y a un symptôme», souligne-t-il.

«On devra analyser le réseau d’aqueduc de ce secteur, mais il est trop tôt pour parler d’un problème. Ce sont des ingénieurs spécialisés qui vont se pencher sur ce qui s’est passé. Il y a l’âge de la conduite, le type de matériau utilisé et la présence de rouille, Ce n’est pas le cas pour les fuites du secteur de la rue Galt.»

On répertorie 110 fuites en moyenne par année. Il y en a eu 150 en 2014, une année exceptionnelle. Un tiers des fuites survient l’hiver, ajoute Michel Cyr.

Lors de la saison froide, des joints de dilatation du réseau d’aqueduc travaillent sous le sol, selon les fluctuations des températures, ce qui peut causer des bris.