Le béton du pont de l’échangeur Darche, à l’intersection de la rue King Ouest et de l’autoroute 410, présente des problèmes d’éclatement, a constaté le MTQ.

Délamination et éclatement du béton au pont de l’échangeur Darche

Le pont de l’échangeur Darche, qui devra être reconstruit, présente des problèmes délamination et d’éclatement du béton ainsi que de fissures. C’est que ce que signale le rapport de la dernière inspection générale effectuée sur la structure l’automne dernier et publié sur le site web du ministère des Transports du Québec (MTQ).

Le rapport de 58 pages montre des photos de la dégradation de divers éléments de la structure de la rue King Ouest qui surplombe l’autoroute 410.

« Le délaminage et l’éclatement se présentent sur 11 arêtes sur un total de 30 arêtes. Ces dommages ne s’étendent pas sous les appareils d’appui. La superficie de ces dommages ne représente pas plus de 10 pour cent en considérant que les surfaces sous les appareils d’appui sont en bon état », analyse un inspecteur ayant observé le pont en octobre.

Rappelons que le pont de l’échangeur Darche devra être reconstruit dans les prochaines années. En attendant, le MTQ impose des restrictions de charges aux véhicules lourds qui y circulent.

On a dû prendre cette décision à la suite d’une précédente inspection du pont effectuée en août 2017 et de l’analyse des données, explique Dominique Gosselin, conseillère en communication au MTQ.

« Le pont demeure sécuritaire autant pour ceux qui circulent dessus qu’en dessous, affirme-t-elle fermement. Il n’y a pas d’enjeu de sécurité. Sinon, nous aurions pris des décisions plus draconiennes. »

« La limitation de charge des véhicules lourds permet de prolonger la vie du pont en attendant de devoir le reconstruire. »

C’est à la suite de l’inspection du mois d’août qu’on a aussi pris la décision de reconstruire le pont de l’échangeur sur lequel circulent 32 000 véhicules quotidiennement, précise la porte-parole du MTQ en Estrie.


« Il est trop tôt pour parler des entraves à la circulation que les travaux occasionneront. »
Dominique Gosselin

« L’inspection générale du mois d’octobre était prévue depuis longtemps. La prochaine aura lieu en 2020 », dit-elle.

« Pour le moment, nous ne prévoyons pas faire des travaux d’entretien sur le pont d’ici sa reconstruction. Mais nous en ferons si d’autres inspections de routine commandent de le faire. »

Mercredi, le MTQ a annoncé que les véhicules dont la charge excède les 28 tonnes pour un camion porteur, 48 tonnes pour un camion semi-remorque et 58 tonnes pour un train routier ne doivent plus emprunter ce pont. Des détours ont été mis en place, soit par les boulevards Bourque et de Portland ou pour le centre-ville via le boulevard de l’Université.

Mme Gosselin n’avance pas de date pour la reconstruction. « On parle plus en années qu’en mois, déclare-t-elle. Avant de reconstruire le pont de l’autoroute 55 à Magog, on a pris des mesures à partir de 2015 et nous avons entrepris les travaux ce printemps. »

« Il est trop tôt pour parler des entraves à la circulation que les travaux occasionneront. Le Ministère veillera, dans la mesure du possible, à minimiser les impacts au moment venu. Le Ministère analyse toutes les options lorsqu’un chemin de détour doit être mis en place ou que la circulation doit être déviée, afin de minimiser les impacts sur les usagers. »