Défusion de Lennoxville: Patterson veut approcher les municipalités voisines

S’il est élu dimanche, Roy Patterson promet de mettre en branle un plan visant à défusionner Lennoxville de Sherbrooke afin de « préserver » le caractère bilingue de cette agglomération de 5600 habitants.

Pour y parvenir, le candidat indépendant du district de Lennoxville entend approcher les municipalités voisines que sont Waterville, Hatley et Coookshire-Eaton afin qu’elles appuient le rattachement de Lennoxville à leur municipalité régionale de comté (MRC).

M. Patterson veut « sortir Lennoxville de Sherbrooke » parce qu’il craint une éventuelle fusion de Lennoxville avec Fleurimont, comme cela s’est produit dans le cas de Bromptonville.

« Ce que je crains, c’est qu’au rythme où vont les choses, il y a un risque que nous perdions notre statut bilingue. Et si cela arrive, il n’y aura plus d’obstacle pour que nous soyons fusionnés avec Fleurimont ou un autre arrondissement. Nous allons perdre tout ce que nous avons réussi à bâtir à Lennoxville depuis plus de 100 ans », a exprimé Roy Patterson jeudi lors d’un point de presse tenu dans un café de Lennoxville.

« C’est pour cette raison que je veux mettre en place un plan de sortie en discutant dès maintenant avec nos éventuels partenaires pour trouver une façon de vivre ensemble tout en conservant le caractère bilingue de notre municipalité», a-t-il ajouté.

S’il est élu dimanche, M. Patterson dit vouloir mettre en place un processus par lequel les citoyens de Lennoxville seront appelés à se prononcer clairement sur une éventuelle défusion.

« Ce que je veux, c’est qu’on mette tous les chiffres sur la table. Quels sont les pour et les contre d’être avec Sherbrooke? On n’a jamais eu ces chiffres-là lorsqu’on a fusionné en 2004. Si après avoir vu tous les chiffres, les citoyens de Lennoxville décident de rester avec Sherbrooke, parfait! Au moins, on aura eu le choix», dit-il.

 Roy Patterson

Pour ce qui est des services dont bénéficie Lennoxville depuis sa fusion avec Sherbrooke, M. Patterson n’a pas voulu s’avancer sur la façon dont il entend les renégocier. Il a toutefois exprimé le souhait de maintenir l’actuelle protection offerte par le Service de police de Sherbrooke. Selon lui, il ne faut pas voir dans sa démarche de défusion une réaction contre Sherbrooke, mais plutôt en faveur du caractère particulier de Lennoxville

« Ma démarche n’est pas contre Sherbrooke. Le maire de Sherbrooke et les conseillers d’arrondissements doivent gérer en fonction d’une ville de 160 000 habitants. Ils ont d’autres choses à penser. Moi, comme candidat de Lennoxville, je dois penser en fonction d’une municipalité de 5600 habitants. C’est ce qui fait qu’on aura plus d’affinités avec des municipalités comme Hatley, Waterville ou Cookshire-Eaton », insiste Roy Patterson.