Déficience intellectuelle ou TSA: 139 places attendues d’ici deux ans

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
La mise en chantier prochaine de « maisons alternatives » comptant au total 84 places et d’une « ressource intermédiaire spécialisée » de 55 places contribueront également à améliorer le sort des adultes ayant des besoins spéciaux.

Parallèlement au projet de regrouper les sept résidences en assistance continue (RAC) du CIUSSS de l’Estrie-CHUS sous un même toit, deux autres projets sont en cours à la direction de la déficience intellectuelle, des troubles du spectre de l’autisme et de la déficience physique (DI-TSA-DP) au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

D’abord, il y a mise en chantier des « maisons alternatives » qui seront construites du même souffle que les « maisons des aînés ».

La ministre Marguerite Blais se trouvait à Sherbrooke jeudi dernier pour annoncer la mise en chantier prochaine d’une maison des aînés de 84 places, en plus d’une maison alternative de 36 autres places réservées aux adultes ayant des besoins spécifiques dans l’Est de Sherbrooke.

Une autre maison alternative verra le jour à Granby et un autre projet de maison alternative doit être annoncé plus tard. Au total, l’Estrie devrait ainsi gagner 84 places pour héberger des adultes de moins de 65 ans présentant des besoins particuliers.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) définit ainsi les maisons alternatives : « Une maison alternative vise une clientèle adulte de 65 ans et moins, vivant une situation de handicap en raison d’une déficience physique, une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme et présentant des besoins de soutien importants en ce qui concerne les soins, l’assistance, ou la gestion de comportement et ne pouvant plus demeurer dans leur domicile ».

« En ce moment, ces adultes qui vieillissent avec un profil qui s’alourdit s’en vont vivre dans les CHSLD, ce qui n’est pas l’idéal. Nous n’avons pour le moment aucune forme d’hébergement qui s’apparente aux maisons alternatives », indique Danika Manseau, directrice à la direction DI-TSA-DP au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Finalement, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS planche sur un projet de créer une « ressource intermédiaire spécialisée » de 55 places. L’appel d’offres pour trouver le bâtiment est déjà en cours. Il y aura dans ce bâtiment 25 places réservées aux personnes avec une déficience intellectuelle ou trouble du spectre de l’autisme avec troubles graves du comportement et 30 places pour les gens avec des déficiences physiques.

Cette nouvelle ressource visera notamment à accueillir graduellement des résidents vivant actuellement dans les RAC ou dans des ressources de type familial qui sont appelées à fermer leurs portes au cours des prochains mois. 

En effet, le CIUSSS peine aussi de plus en plus à trouver des résidences d’accueil pour les adultes aux besoins spécifiques. Ces résidences familiales peuvent accueillir entre une et neuf personnes, au même titre que les familles d’accueil reçoivent chez elles les enfants de moins de 18 ans en protection de la jeunesse.

Au mois d’août 2019, une cinquantaine d’adultes atteints de déficience intellectuelle ou de troubles du spectre de l’autisme étaient en attente d’une place en hébergement ou en attente d’une relocalisation pour différentes raisons. De plus, une vingtaine de ressources étaient en processus de fermeture.

Depuis, la « situation s’est améliorée », soutient Mme Manseau. Mais les défis pour loger adéquatement tous ces adultes demeurent bel et bien présents.

« Nous travaillons en parallèle sur nos trois projets, et nous souhaitons qu’ils aboutissent tous les trois d’ici 18 à 24 mois », assure Danika Manseau.