Le projet-pilote mené à l’école Pie-X-de L’Assomption de Sherbrooke afin de mesurer la quantité de déchets contenus dans les boîtes à lunch aura réussi à sensibiliser les élèves de 6e année au fameux concept des 3 R que sont la réduction à la source, la réutilisation et le recyclage.

Déchets et boîtes à lunch : des élèves veulent aller plus loin...

Le projet-pilote mené à l’école Pie-X-de L’Assomption de Sherbrooke afin de mesurer la quantité de déchets contenus dans les boîtes à lunch aura réussi à sensibiliser les élèves de 6e année au fameux concept des 3 R que sont la réduction à la source, la réutilisation et le recyclage. Et peut-être aussi la direction de l’école…

Jeudi après-midi, les deux instigatrices de ce projet, Christine Labrie et Sylvie Rubatier, de Sherbrooke en Transition, ont rencontré les élèves de 6e année impliqués dans ce projet afin de dresser un bilan de cette expérience inusitée menée dans cette école de l’arrondissement Fleurimont.

Au début du mois d’avril, les deux instigatrices ont effectué un premier relevé des déchets contenus dans les boîtes à lunch des élèves afin de le comparer aux résultats obtenus à la fin du mois. Entre temps, tous les élèves participants ont reçu un sac à sandwich en tissu, confectionné par Récupex, afin de les inciter à réduire leur consommation de sacs de plastique.

Résultat : après trois semaines d’expérience, une boîte à lunch sur dix, parmi les 30 boîtes à lunch observées, ne produit plus aucun déchet, comparativement à zéro sur 10 au début du projet-pilote, a indiqué Mme Labrie.

« On savait que sur une aussi courte période de temps, on n’aurait pas d’effets significatifs sur le plan statistique, a-t-elle précisé. Mais ce qu’on retient, c’est on a quand même vu un changement de comportement significatif parmi chez les élèves. »

De fait, deux des élèves rencontrés par La Tribune ont indiqué vouloir poursuivre la démarche initiée par le projet-pilote.

« C’est un projet qui nous a beaucoup sensibilisés à la quantité de déchets qu’on produit, a exprimé Alexandre Boissé. On n’a pas attendu pour agir. Dès le début du projet, on a installé une boîte à la cafétéria pour récupérer tout ce qui pouvait être recyclé. Ça très bien marché. »

De son côté, Jacob Chiasson dit s’être donné pour mission de convaincre la direction de donner suite au projet sur une base permanente : « Je prévois aller voir la directrice pour lui demander si on peut installer un bac de compost et des boîtes de récupération à la grandeur de l’école. Pour l’instant, on a des bacs de récupération, mais uniquement pour le papier. Il faut faire plus que ça. Ce que je souhaite, c’est qu’on en arrive à utiliser moins de sacs Ziploc et plus de contenants réutilisables », a-t-il souligné.

Selon Mme Labrie, le projet-pilote pourrait être mené à nouveau l’an prochain dans une autre école.