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Le BEI a déposé son rapport concernant l’événement survenu à Sherbrooke le 25 juillet et impliquant un policier sherbrookois.
Le BEI a déposé son rapport concernant l’événement survenu à Sherbrooke le 25 juillet et impliquant un policier sherbrookois.

Décès lors d’une intervention policière: le BEI a remis son rapport

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a déposé son rapport  au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) concernant l’événement survenu à Sherbrooke le 25 juillet dernier et impliquant un policier sherbrookois.

Le BEI a complété son enquête sur les circonstances du décès de Jonathan Roy, 33 ans, lors d’une intervention du Service de police de la Ville de Sherbrooke (SPS) dans le stationnement du Super C de l’arrondissement de Fleurimont.

C’est le 4 décembre dernier que le BEI a transmis son rapport au DPCP qui déterminera s’il y a lieu de porter des accusations contre les policiers impliqués. « Le rapport produit par le BEI n’est toutefois pas public puisqu’il contient des renseignements sensibles et nominatifs, des déclarations des personnes impliquées et des témoins de même que des éléments de preuve », indique l’organisme. 

« Conséquemment, aucune autre information sur les faits ou sur l’enquête ne sera divulguée par le BEI. »

C’est vers 10h10 qu’un appel est fait au 911 pour une bagarre entre deux hommes à bord d’un véhicule. « À l’arrivée d’un policier, un des deux civils s’enfuit alors que l’autre, un homme âgé de 72 ans, se trouve toujours à côté du véhicule, des marques de sang au visage », relate le BEI.

« Quelques secondes plus tard, le policier localise le fuyard et lui demande de s’arrêter. Ce dernier change de direction. Le policier réussit à le rejoindre et fait un contact avec lui, touchant son coude droit. Le civil tente à plusieurs reprises de frapper le policier au visage. » 

Celui-ci utilise alors son poivre de Cayenne, ce qui ne provoque aucun effet sur le civil qui tente à nouveau de le frapper au visage, poursuit l’organisme dans son compte-rendu publié sur son site internet. 

« Le civil perd l’équilibre et le policier lui assène un coup de poing, côté gauche de la mâchoire et l’amène au sol, raconte-t-on. Deux témoins civils aident le policier à maîtriser l’homme afin de le menotter. Il est placé en position latérale sécuritaire. »

« D’autres policiers arrivent sur les lieux et prennent la relève de leur collègue ainsi que des témoins pour maîtriser l’homme qui est très agité. Il avoue aux ambulanciers, dépêchés sur les lieux, avoir consommé des amphétamines et mentionne avoir de la difficulté à respirer avec son masque qu’on baisse alors sous le nez. Les policiers aident le civil à se relever et à marcher jusqu’à la civière. » 

Une fois dans l’ambulance,  Jonathan Roy fait un arrêt cardio-respiratoire. Il est transporté à l’hôpital où son décès est constaté, rappelle-t-on.

Rappelons que huit membres du BEI ont été chargés d’enquêter sur cet événement. Conformément au Règlement sur le déroulement des enquêtes du Bureau des enquêtes indépendantes, le BEI a fait appel à la Sûreté du Québec (SQ) pour agir comme corps de police de soutien dans cette enquête.

Le policier impliqué dans cette affaire a repris du service sur la patrouille.

On apprenait que récemment le SPS a été réprimandé par le BEI dans cette affaire pour une entrevue accordée par son porte-parole. Le BEI estimait que la communication du porte-parole du corps policier a nui à l’enquête.

Cette réprimande, dont La Tribune a obtenu copie, a été acheminée le 23 septembre au directeur du SPS, Danny McConnell. On y indique qu’il est de la responsabilité du directeur du corps de police de s’assurer que les communications faites au public ne nuisent pas à l’enquête du Bureau.