Le Parti libéral du Québec a expliqué l’absence d’un de ses candidats au débat sur la santé tenu mardi soir à Sherbrooke par « un conflit d’horaire ». Une absence qu’ont dénoncée les trois candidats présents : Colombe Landry, de Québec solidaire, Guillaume Rousseau, du Parti québécois, et Geneviève Hébert, de la Coalition Avenir Québec.

Débat sur la santé : l'absence du PLQ dénoncée

Le Parti libéral du Québec brillait par son absence, mardi soir, lors du débat sur la santé organisé par l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS Estrie). Une absence dénoncée par les trois autres principaux compte tenu de l’importance des nombreux enjeux liés au réseau de la santé et en particulier des conditions de travail de ses employés.

 À la permanence du Parti libéral, à Montréal, on a expliqué cette absence par « un conflit d’horaire » impossible à résoudre. « Nous avons reçu plus de 270 demandes de participations à des débats cette semaine. Il nous était impossible de toutes les accepter. Il a fallu faire des choix », a indiqué à La Tribune Catherine Paquette, porte-parole du PLQ.

Un choix que certains membres de l’APTS Estrie ont eu de la difficulté à comprendre étant donné que le ministère de la Santé accapare à lui seul plus de 45 % du budget de l’État et qu’il s’agit d’un enjeu qui touche l’ensemble de la population québécoise.

Le débat s’est donc déroulé en présence de trois candidats : Colombe Landry, de Québec solidaire, Guillaume Rousseau, du Parti québécois, et Geneviève Hébert, de la Coalition Avenir Québec.

Sans surprise, chacun des représentants des trois partis a profité de ce débat pour dénoncer les effets de la réforme Barrette sur le réseau de la santé et des services sociaux de santé ainsi que sur son personnel. Tous ont promis, une fois au pouvoir, de décentraliser les services et la prise de décisions afin de mieux répondre aux besoins de chaque milieu.

Parmi les mesures proposées, la candidate de Québec solidaire a rappelé l’engagement de redonner aux CLSC leur mission de soins de première ligne en les rendant accessibles 24 par jour. De son côté, le candidat du PQ a réitéré son intention d’ouvrir à Sherbrooke une clinique de super infirmières, capables de poser des diagnostics et d’ainsi accroître l’accès au réseau et aux soins de santé.

« De l’air frais »

Les candidats se sont par ailleurs montrés favorables à réévaluer la centralisation des analyses effectuées à Sherbrooke dans le cadre du programme Opti Lab. Ils se sont aussi dits sensibles aux tarifs de stationnement imposés aux employés et aux usagers du CIUSSS de l’Estrie.

Les dirigeants syndicaux de l’ATPS Estrie, qui représentent 3800 membres, ont ainsi rappelé aux candidats présents que le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a été fortement ébranlé par les mesures d’austérité des trois dernières années qui se sont traduites par des coupures totalisant 72 M.

Afin de redonner « de l’air frais » au système de santé, les candidates Hébert et Landry ont promis de réinjecter 1 milliard $ dans le réseau en renégociant l’entente avec les médecins spécialistes, alors que M. Rousseau a rappelé que son parti entendait geler la rémunération des médecins durant un premier mandat.

Fait à souligner, le débat s’est déroulé dans une salle du complexe funéraire Steve L. Elkas, du boulevard Bertrand-Fabi. Ce qui a fait dire à la candidate de la CAQ, Geneviève Hébert : « Je ne pensais jamais un jour participer à un débat politique dans un salon mortuaire ».