Bruno Vachon de la CAQ, Andréanne Larouche du PQ, Sylvain Dodier du PVQ, Guy Madore du PLQ et Colombe Landry de QS ont rappelé leur plateforme électorale aux personnes aînées.

Débat de la FADOQ Estrie : le Parti vert se démarque

Le Parti vert du Québec s’est démarqué, mercredi après-midi, dans le débat organisé par la FADOQ Estrie tenu au Centre communautaire de l’arrondissement Jacques-Cartier. Le candidat dans Mégantic, Sylvain Dodier, a rendu l’exercice agréable, partageant ses propres expériences de vie et sortant de la fameuse « cassette » politique.

Dans une formule où les candidats ne pouvaient pas interagir, M. Dodier a su charmer un auditoire nombreux, surtout composé d’aînés. Bruno Vachon de la Coalition avenir Québec (CAQ, Sherbrooke), Guy Madore du Parti libéral du Québec (PLQ, Orford), Andréanne Larouche du Parti québécois (PQ, Brome-Missisquois) et Colombe Landry de Québec solidaire (QS, Richmond) ont complété le panel.

À la question concernant les proches aidants, Sylvain Dodier a touché les gens lorsqu’il a parlé de sa situation familiale. « Depuis 12 ans, je vis avec ma mère de 91 ans, avec mon conjoint qui est atteint d’une maladie auto-immune, avec ma sœur et son mari qui est dialysé 13 heures et demie par semaine depuis 20 ans. Je peux parler des proches aidants durant des années. Au Parti vert, on considère qu’on doit créer un revenu minimum garanti de 1200 $ par mois et que les gens puissent travailler pour avoir 600 $ de plus par mois sans être coupés », a-t-il proposé.

Un peu plus tard, dans un élan de franchise, le candidat a même confié qu’il ne pensait pas que son parti allait être porté au pouvoir. « On ne sera pas au gouvernement, je ne suis pas débile profond, a-t-il lancé, sous les rires de la foule. Mais on va peut-être avoir les premiers candidats verts élus », a-t-il poursuivi.

Rappels

Les autres candidats ont plutôt rappelé les engagements de leur parti respectif. Questionné par un citoyen sur les paradis fiscaux et la méthode pour punir les utilisateurs de ceux-ci, le candidat libéral Guy Madore a affirmé avoir de bonnes intentions. « J’imagine qu’il n’y a pas de solution miracle. Je pense qu’il y a une volonté d’y arriver. Comme personne, je crois en la justice sociale, l’équité. Je fais du bénévolat, par exemple, dans les banques alimentaires. Je suis bien placé pour voir que les gens ont très grand besoin. On ne doit pas trouver le moyen de favoriser les gens qui sont en mesure de cacher [leur argent] », a-t-il mentionné.

Bruno Vachon, de la CAQ, a rappelé son désir de ramener la main-d’œuvre d’expérience sur le marché du travail. « On a des incitatifs fiscaux pour que les travailleurs de 60 ans et plus qui veulent rester sur le marché le puissent. Le plus bel exemple, à mon commerce, mon père de 72 ans travaille cinq jours par semaine. Je ne vois pas pourquoi on devrait se passer de cette main-d’œuvre qualifiée, qui est prête à travailler. Je comprends qu’il y a 40 ans, les gens de 60 ans n’avaient pas la santé. Il faut arriver en 2018 et permettre à ces gens de rester au travail. On cherche de la main-d’œuvre, elle est là. »

Colombe Landry, elle, s’est démarquée en abordant l’évasion fiscale. « On est rendus presque nonos quand on paye de l’impôt. Il n’y a pas longtemps, je suis allée à la caisse et on m’a parlé d’options pour ne pas payer d’impôt. Je les ai arrêtés et je leur ai dit "Je vais payer de l’impôt. C’est pour l’ensemble". Si j’ai les moyens, je veux payer de l’impôt », a-t-elle affirmé devant la salle bondée.

Andréanne Larouche veut augmenter les revenus des aînés. « On pense à un crédit de solidarité. On veut revoir le régime en haussant les rentes des retraités. On sait que l’état a la responsabilité de prendre soin de tout son monde. On n’a pas besoin de maison de luxe des aînés en 2038. Il faut des résidences abordables. Il faut avoir plus d’audace du côté de la politique intergénérationnelle », analyse-t-elle.