Jeudi, Bruno Vachon, de la CAQ, a participé avec le péquiste Guillaume Rousseau, la solidaire Christine Labrie et le libéral Luc Fortin à un débat radiophonique sur les ondes du 107,7 FM animé par Martin Pelletier.

Débat dans Sherbrooke : tir groupé contre la CAQ

À 11 jours du scrutin et à la veille du vote par anticipation, les candidats des quatre principaux partis dans Sherbrooke ont haussé le ton, jeudi, lors du débat radiophonique tenu dans les studios de 107,7. Un débat au cours duquel le candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Bruno Vachon, a fait l’objet de nombreuses attaques de la part de ses adversaires, notamment au chapitre des services de garde et des 5000 postes de fonctionnaires que la CAQ promet d’abolir si elle forme le prochain gouvernement.

Pressé par le candidat du Parti québécois, Guillaume Rousseau, de dire combien de fonctionnaires l’Estrie allait perdre parmi les 5000 suppressions de postes promises par la CAQ, M. Vachon a dû admettre qu’il n’était «pas en mesure de le dire pour l’instant», mais que ces coupures n’auront «pas d’impact direct sur les services» puisqu’elles seront effectuées par attrition.

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M. Vachon a dû aussi défendre la position de son parti dans le cas de la construction de maternelles 4 ans. La candidate de Québec solidaire, Christine Labrie, lui a notamment rappelé que les meilleurs services à offrir aux enfants de 4 ans se trouvaient dans les CPE où l’on retrouve des éducatrices formées afin de leur assurer un encadrement adéquat.

De son côté, le candidat libéral, Luc Fortin, a lancé à M. Vachon qu’il était en contradiction avec la position de son parti sur la question des services de garde de 0 à 3 ans lorsque ce dernier a dit préférer les CPE aux garderies privées non subventionnées.     

Globalement, M. Vachon s’est défendu à quelques reprises en disant qu’un gouvernement de la CAQ allait s’attaquer à «la lourdeur bureaucratique» qui entoure les services publics.

Le débat d’une durée de 90 minutes, diffusé en direct dans le cadre de l’émission Midi Actualité et animé par Martin Pelletier, a donné lieu à quelques échanges houleux, surtout entre les trois candidats masculins... 

Main d’oeuvre

Sur l’épineuse question de l’immigration, les quatre candidats ont reconnu qu’elle ne peut à elle seule résoudre les problèmes liés à la pénurie de main-d’oeuvre.

Alors que Bruno Vachon a réitéré qu’il fallait réduire les seuils d’immigrants afin de «mieux les intégrer», Luc Fortin a indiqué qu’il prévoyait mettre sur pied une foire annuelle de services publics permettant aux nouveaux arrivants d’accéder plus rapidement aux services dont ils ont besoin. Dans le même sens, Guillaume Rousseau rappelé sa promesse de rouvrir un bureau régional du ministère de l’Immigration en Estrie. Rappelant les devoirs du Québec à l’égard de tous les types d’immigration, Christine Labrie a insisté sur le fait que la question de l’immigration implique d’abord et avant tout des humains, dont certains ont fui la guerre, la violence et la persécution. 

Santé

Invités par l’animateur Martin Pelletier à dire de quelle façon ils entendaient faire une différence en matière d’accès et de qualité des soins de santé, notamment pour les aînés, les quatre candidats ont reconnu que des changements doivent être apportés face à la situation actuelle.

Christine Labrie a rappelé que Québec solidaire s’est engagé à ouvrir les CLSC 24 h par jour sept jours par semaine, dans lesquels on retrouverait une équipe multidisciplinaire. Pour Guillaume Rousseau, sa proposition d’ouvrir une clinique de superinfirmières «pourrait régler 95% des bobos» tout en désengorgeant les urgences. Bruno Vachon croit pour sa part qu’il faut «augmenter les visites de médecins à domicile».