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L’Estrie pourra-t-elle sortir de la zone rouge après le 8 février?
L’Estrie pourra-t-elle sortir de la zone rouge après le 8 février?

De l’espoir pour un retour en zone orange après le 8 février

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Le Québec presque tout entier est plongé en zone rouge depuis les Fêtes. Un nouveau confinement et un couvre-feu se sont ajoutés le 9 janvier. Mais alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 a chuté de façon importante en Estrie depuis une dizaine de jours, les Estriens peuvent-ils espérer un assouplissement des mesures après le 8 février, date où le confinement et le couvre-feu doivent s’achever?

La réponse est oui : les régions où la situation épidémiologique évolue favorablement peuvent espérer un assouplissement de certaines mesures. Toutefois, les mesures en vigueur au palier d’alerte orange risquent d’être différentes de celles que l’Estrie a connues durant l’automne et jusqu’à son passage en zone rouge le 12 novembre.

Quelles seront les mesures des zones rouges et oranges au cours des prochains mois? Quels critères faudra-t-il satisfaire pour pouvoir changer de palier d’alerte? La réflexion sur le maintien des mesures actuelles au-delà du 8 février est bel et bien enclenchée au gouvernement du Québec et à la Direction nationale de santé publique. « C’est sûr que l’aspect régional va être important », affirme le ministre de la Santé Christian Dubé.

Quels seront les critères pour diminuer les restrictions actuellement en place?

« Il faut qu’il y ait une baisse très importante des hospitalisations », affirme pour sa part le premier ministre François Legault, sans toutefois s’avancer à donner des chiffres.

Il y avait jeudi 1453 patients atteints de COVID-19 hospitalisés au Québec, dont 88 à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Fleurimont de Sherbrooke. 

« C’est beaucoup trop élevé [...] pour qu’on puisse d’abord arrêter de faire du délestage [...] et même éventuellement commencer à faire du rattrapage », indique Christian Dubé.

Et il souligne qu’il faudra s’attaquer aux listes d’attente qui n’ont jamais été aussi longues dans les hôpitaux du Québec pour tous les patients qui ne sont pas atteints de la COVID-19.

L’Estrie a réussi à faire fléchir sa courbe de nouveaux cas confirmés de COVID-19 depuis une dizaine de jours.

Un nouveau palier d’alerte orange?

L’Estrie et aussi plusieurs autres régions ont réussi à diminuer de façon importante le nombre de cas auxquels ils font face depuis le début de la deuxième vague – pensons par exemple à la Mauricie-Centre-du-Québec (voir les tableaux ci-haut).

« On va devoir déterminer dans les prochaines semaines, un nouveau code rouge ou un nouveau code orange, ça aurait l’air de quoi pour être capable de justement être dans un environnement qui est acceptable — moi, j’appelle ça la nouvelle réalité — pendant qu’on finit la vaccination. On travaille tous là-dessus à se préparer pour les bonnes nouvelles, mais restons prudents pour les prochaines semaines », soutient le ministre de la Santé.

« Un de nos objectifs, c’était de revenir à notre code de couleurs ou à des niveaux d’alerte, parce que c’est sûr qu’avec l’évolution des choses comme on le voit, on le voit que ce n’est pas la même évolution dans toutes les régions. (…) Je l’ai répété, que ce soit au Saguenay, que ce soit à Québec, dans les dernières semaines, la situation est meilleure. Mais c’est fragile. (…) Il faut tenir compte de la réouverture des écoles. On le dit, c’est notre priorité. Mais on le sait qu’il va y en avoir de la contagion », ajoute Christian Dubé.

La prudence est de mise, mentionne pour sa part le directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda.

« C’est un virus qui est partout au Québec. Même si ça baisse, il est encore présent dans la communauté. C’est un virus qui se nourrit de contacts. Et quand je vous dis ça, c’est que, chaque fois que vous lui permettez d’être à moins de deux mètres dans un contexte où vous laissez tomber les mesures, vous lui donnez l’opportunité d’infecter quelqu’un. 

« On est vers la fin. Je sais qu’on est tannés, mais le vaccin, c’est l’espoir. Il faut qu’on maintienne ça. Il ne faut pas penser que même s’il y avait — je dis « si », on n’est pas encore rendus là — certains assouplissements, il ne faut pas que les gens interprètent que maintenant, ça y est, on peut repartir les rassemblements à la maison. Je vous le dis, c’est majeur comme effet », rappelle encore une fois le Dr Arruda.

La région de la Mauricie-Centre-du-Québec réussit aussi à faire fléchir sa courbe épidémiologique depuis une dizaine de jours.