Depuis dimanche après-midi, North Hatley est l'hôte de la célèbre famille Clinton. Bill, Hillary, leur fille Chelsea, son conjoint et leurs deux jeunes enfants passeront les six prochains jours en Estrie.

De la grande visite à North Hatley

La quiétude du village North Hatley a été perturbée dimanche lors de l'arrivée de l'ex-président des États-Unis Bill Clinton et de sa femme Hillary, candidate défaite aux dernières élections présidentielles américaines. La célèbre famille va passer les six prochains jours en Estrie.
Des agents de sécurité avaient bloqué la circulation devant le manoir environ une minute avant l'arrivée du cortège. Les Clinton ont ensuite disparu sur le terrain privé du manoir, interdit d'accès sans une réservation.
C'est vers 14 h 15 dimanche que l'avion des Clinton s'est posé à l'aéroport de Sherbrooke. Bill, Hillary, leur fille Chelsea, son conjoint et leurs deux jeunes enfants ont ensuite pris place à l'intérieur d'un autobus noir. Le trajet d'environ 45 minutes vers le Manoir Hovey s'est fait avec une escorte de trois véhicules de sécurité.
Le cortège a emprunté un trajet un peu plus long en passant par Sainte-Catherine-de-Hatley.
Plusieurs personnes s'étaient massées à l'entrée du chemin du Manoir située à quelques kilomètres du village de North Hatley.
Le convoi est toutefois passé très rapidement devant la trentaine de curieux leur laissant à peine le temps d'entrevoir Hillary Clinton, derrière une vitre teintée, leur envoyer la main. Des agents de sécurité avaient bloqué la circulation devant le manoir environ une minute avant l'arrivée du cortège.
Les Clinton ont ensuite disparu sur le terrain privé du manoir, interdit d'accès sans une réservation.
La famille Clinton loge à l'extérieur du bâtiment principal du Manoir afin d'avoir une plus grande tranquillité.
Une préparation rigoureuse
Tout est prévu pour la visite des Clinton en Estrie. Parlez-en à Patrick Masciotra, propriétaire du resto Le Fumoir où des agents des services secrets canadiens et américains sont venus manger cette semaine.
« Ils m'ont dit qu'ils avaient aimé la bouffe et qu'on se reverrait cette semaine, explique-t-il. Mais je ne sais pas si ça veut dire qu'ils ont l'intention de revenir avec les Clinton. Ça ne me dérange pas qu'ils ne mangent pas ici, j'aimerais juste qu'ils viennent et qu'on puisse prendre une photo. C'est pour ça que j'ai installé un drapeau de l'Arkansas. S'il le voit en passant, ça va sûrement attirer son attention. Je l'ai commandé sur internet, ça m'a coûté 4 $, plus 60 $ de livraison. Je suis certain que Bill aime les ribs, mais j'ai des amis qui travaillent dans les cuisines du Manoir Hovey, qui m'ont dit qu'on leur avait demandé de préparer un menu vegan. »
Mireille Blais, propriétaire de la Galerie d'art Jeannine Blais, a installé une affiche avec un drapeau américain pour souhaiter la bienvenue aux Clinton dans le village.
« J'ai eu l'idée d'installer cette affiche pour leur dire qu'on est content de les recevoir et qu'on les aime. Même si c'est une petite affiche bien modeste. Ce sont des gens qui ont fait des choses impressionnantes et qui sont connus dans le monde entier. Je suis fière qu'ils soient en vacances ici et je suis fière du Manoir Hovey qui réussit à attirer des clients aussi prestigieux. Toute la journée, les gens en parlaient, demandaient s'ils étaient arrivés. J'aimerais qu'ils viennent à la galerie. Quand Jacques Chirac était venu en vacances ici, il était passé à la galerie. Mais les agents des services secrets étaient venus avant avec des chiens pour tout vérifier. Pas cette fois-ci. »
La famille Clinton est l'invitée de l'auteure Louise Penny dans les Cantons-de-l'Est. Louise Penny et son mari aujourd'hui décédé ont souvent séjourné au Manoir Hovey. L'établissement avait d'ailleurs inspiré le cadre de son 4e roman, Défense de tuer.
Membre du prestigieux réseau Relais & Châteaux, le Manoir Hovey n'en est pas à ses premiers invités de marque. Les acteurs Anthony Hopkins et Nicole Kidman s'y étaient notamment arrêtés; des scènes du film The Human Stain y avaient été tournées.
Avec les informations d'Isabelle Ducas de La Presse