Le propriétaire du restaurant Jack-O, David Gagné, l’agente de développement pour la mobilisation des gens d’affaires en Estrie, Lisa Champeau, l’agente de conciliation études-travail, Stéphanie Carlos et la responsable et agente de développement et de conciliation études-travail de Sherbrooke, Arielle Drissen.
Le propriétaire du restaurant Jack-O, David Gagné, l’agente de développement pour la mobilisation des gens d’affaires en Estrie, Lisa Champeau, l’agente de conciliation études-travail, Stéphanie Carlos et la responsable et agente de développement et de conciliation études-travail de Sherbrooke, Arielle Drissen.

David Gagné, un employeur engagé pour la réussite éducative

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Le propriétaire du restaurant Jack-O de Rock Forest, David Gagné, sait prendre soin de ses jeunes employés. Tellement, qu’il a remporté le titre d’Employeur engagé pour la réussite éducative du concours Mon boss c’est le meilleur! lancé dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire.

Émis par Conciliation études-travail Estrie, le concours a été présenté dans tous les écoles ou établissements scolaires de la région en collaboration avec le Projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE).

Ce sont près de 252 jeunes de l’Estrie qui ont participé à ce concours en expliquant de quelle manière leur employeur s’impliquait dans la conciliation études-travail.

« Catherine Ouellette a fait un très beau témoignage à propos de son employeur chez Jack-O et c’est vraiment sorti du lot », mentionne la responsable et agente de développement et de conciliation études-travail de Sherbrooke, Arielle Drissen.

Cette dernière explique que le concours a pour but de mettre l’accent sur l’employeur, sur l’entreprise et sur les initiatives en ce qui concerne la conciliation. La flexibilité dans les horaires, l’encouragement dans la poursuite des études et les bourses d’études sont quelques exemples parmi les nombreuses possibilités reliées au concours.

Pour le propriétaire du Jack-O à Sherbrooke, c’est important d’encourager les jeunes à poursuivre les études. Selon lui, ce n’est pas si difficile de concilier le travail et les études lorsque l’employeur est à l’écoute des étudiants.

« Souvent les examens sont dans les mêmes périodes, donc je pense qu’il est possible de le prévoir. Aussi, je remarque que les jeunes veulent un horaire de 20 à 25 heures, mais moi je préfère leur répondre d’attendre un petit peu », avance David Gagné.

En réalité, il préfère commencer avec un 15 heures et ajuster la situation par la suite.

« Je crois que les jeunes ne sont pas toujours conscients de leur charge de travail qui risque d’augmenter au courant de la session », précise-t-il notamment.

C’est la responsabilité de l’employeur d’être conciliant, mais aussi celle de l’étudiant d’être réaliste, enchérit Arielle Drissen.

« Dans une période de vingt-quatre heures, sept jours par semaine, ils doivent manger, dormir, étudier et faire du sport, etc. À cet âge, on se croit souvent invincible, mais non », ajoute-t-elle à propos de la réalité des étudiants.

Pour l’agente de développement pour la mobilisation des gens d’affaires en Estrie, Lisa Champeau, c’est aussi le rôle de l’employeur de retourner les jeunes à l’école. Et avec la pandémie, elle craint que les étudiants qui ont goûté les bénéfices du temps plein ne retournent pas nécessairement à l’école.

« Ils se sont créé des besoins financiers et toutes sortes de choses. Peut-être que certains n’auront pas le goût de retourner à l’école », réalise Lisa Champeau.

David Gagné rencontre maintenant les parents de ses jeunes employés puisqu’il souhaite être en mesure de s’ajuster vis-à-vis la réalité des jeunes.

« Je remarque que les jeunes de 15 à 16 ans sont des personnes très impliquées. Ils veulent faire une différence dans l’entreprise; ça nous apporte beaucoup de nouvelles visions dans l’entreprise et la communauté », souligne le récipiendaire.

Pour lui, ce sont les jeunes qui permettent à une entreprise de rayonner. Il constate également que ce sont des personnes fidèles et fières d’intégrer d’autres personnes au sein de l’entreprise conclue celui qui est satisfait de collaborer avec la relève.