L’ex-conseillère Hélène Dauphinais croit que l’arrivée de plusieurs élus indépendants favorisera une meilleure appréciation des dossiers à débattre au conseil municipal.

Dauphinais applaudit le retour en force des indépendants

Forcée de se retirer de la course électorale vers un second mandat, l’ex-conseillère indépendante du Pin-Solitaire, Hélène Dauphinais, se réjouit du retour en grand nombre à l’hôtel de ville d’élus indépendants qui auront, croit-elle, la vie plus facile au conseil.

« Pendant le dernier mandat, on n’écoutait pas les suggestions des indépendants pour améliorer certains dossiers, remarque l’économiste de profession. Là, peut-être que les suggestions ne seront pas toujours retenues, mais elles seront à tout le moins écoutées. Ils sont chanceux. J’aurais aimé vivre au sein de ce genre de conseil. »

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« Je pense aussi que l’absence de partis va faire en sorte qu’on va avoir de meilleurs projets, mieux ficelés, même s’il faut attendre un peu plus longtemps avant qu’ils soient déposés. On va prendre le temps de les réfléchir, d’établir des critères acceptables, d’assurer leur réussite et de mesurer le retour aux citoyens pour chaque projet. On va retrouver une dynamique comme elle existait avant le dernier mandat, à l’époque où on faisait avancer les projets avec les indépendants. Ce ne sera pas plus difficile. »

Si Hélène Dauphinais se réjouit du retour massif d’indépendants, elle constate que les statistiques démontrent que plus de la moitié des votes à la mairie (53,7 %) ont trouvé leur voie vers Bernard Sévigny (32,1 %) et Hélène Pigot (21,6 %).

« C’est certain que si on y regarde de plus près, plus de gens ont voté pour des partis que pour des indépendants. Mais c’était des courses à trois et ce sont les indépendants qui ont rallié le plus de votes. Une chose est claire, les gens ne voulaient plus rien savoir du RS. Malgré l’agrandissement des territoires, plusieurs candidats du RS sont allés chercher moins de votes qu’à l’élection précédente », souligne Hélène Dauphinais.

« J’espère que la dynamique va changer. D’ailleurs, je suis certaine que Steve Lussier va être rassembleur. »

Annie Godbout ne regrette pas son choix

Annie Godbout avait fait longuement durer le suspense avant de renoncer officiellement à se lancer dans la course à la mairie de Sherbrooke. Au lendemain de sa victoire écrasante dans le district de Rock Forest sur le dauphin du Renouveau sherbrookois Bruno Vachon et l’arrivée à la mairie du tout nouveau venu en politique municipale Steve Lussier, Godbout n’a aucune hésitation : elle ne regrette aucunement son choix.

« Ma décision ne pas tenter ma chance à la mairie n’était pas du tout émotionnelle, mais très rationnelle, et toutes les raisons demeurent », soutient celle qui a complété un premier mandat difficile lors duquel elle s’est fréquemment retrouvée en opposition aux élus du Renouveau sherbrookois.

« Non seulement je ne regrette pas ma décision, mais j’ai vraiment hâte de retourner à l’hôtel de ville avec l’ensemble des nouveaux élus, poursuit Annie Godbout. Je suis très motivée, j’ai développé une véritable passion pour la politique et il y a beaucoup d’enjeux qui nous attendent. Je suis prête à relever les défis, tout m’intéresse et je verrai quelle place sera la mienne. J’ai parlé rapidement à Steve Lussier dimanche soir pour le féliciter, sans plus. Mais je pense que tout le monde va amener du sien dans le nouveau conseil, c’est ce qui s’en vient. Et cette fois-ci, je pense que je vais me sentir écoutée. »

Annie Godbout