Catherine L’Italien et Patrick Maillé atteindront Ushuaia, en Argentine, destination finale d’un périple qui leur a fait découvrir l’Amérique du nord au sud. Ci-dessus, Abancay, sur la route de Nazca à Cusco, Pérou.
Catherine L’Italien et Patrick Maillé atteindront Ushuaia, en Argentine, destination finale d’un périple qui leur a fait découvrir l’Amérique du nord au sud. Ci-dessus, Abancay, sur la route de Nazca à Cusco, Pérou.

D Bus Life: le « bout du monde » en 2020

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
L’année 2020 sera celle où Catherine L’Italien et Patrick Maillé atteindront Ushuaia, en Argentine, destination finale d’un périple qui leur a fait découvrir l’Amérique du nord au sud.

Le couple d’Orfordois s’apprêtait à célébrer le Nouvel An dans le désert de sel d’Uyuni, en Bolivie. Le duo de D Bus Life a célébré Noël en Bolivie avec deux autres couples, des Européens et des Québécois, qui partagent leur goût de l’aventure et la même façon de voyager. 

« On est en Bolivie, c’est vraiment très différent de ce qu’on a connu dans les deux dernières années. Ça doit faire trois semaines qu’on est à plus de 4000 mètres d’altitude. On est entouré de montagnes avec de la neige. C’est très différent de l’Amérique centrale, des plages qu’on a vues dans les dernières années. »

Catherine L’Italien et Patrick Maillé ont commencé leur périple en 2017, après avoir converti un autobus scolaire qui leur sert de véhicule motorisé. « On est reparti pour la troisième et dernière étape du voyage », souligne Catherine, qui pense revenir au Canada en mai ou en juin.

La réserve nationale de Paracas, au Pérou.

Depuis le grand départ, le couple est revenu au Québec à l’occasion pour travailler, puis repartir. C’est ce qu’il a fait pendant environ six mois, du printemps à novembre dernier, avant de repartir pour le Pérou à la fin novembre.

Le couple a ensuite traversé en Bolivie le 21 décembre, où il a célébré Noël, avec les deux autres couples de voyageurs.

« C’est vraiment agréable de rencontrer des gens qui ont vécu la même expérience que nous. Quand on rentre au Québec et que l’on parle de notre voyage, les gens ont une vision un peu différente de ce que le voyage est et de ce que le voyage est vraiment en réalité. De rencontrer des gens qui sont passés par la même route, les mêmes étapes, la réalité du van life en Amérique centrale, en Amérique du Sud, c’est cool! On les rencontre et après une journée ou deux, c’est comme si on se connaissait depuis toujours. Tu n’as pas besoin d’expliquer la réalité. Tu parles de ce que tu as vécu et tu sais qu’ils peuvent te comprendre. Ça fait du bien. »

Une fois le périple terminé, le couple entend se poser un peu. La fatigue s’est quelque peu installée. Le couple plie bagage aux deux ou trois jours, avec chaque fois la nécessité de trouver de nouveaux lieux pour se loger et se nourrir. En Bolivie, raconte Catherine, l’essence se vend environ trois fois plus cher pour les étrangers. Les voyageurs doivent négocier pour obtenir de l’essence « à juste prix ». Le couple a aussi été confronté aux malaises de l’altitude dans les dernières semaines, inconvénients qu’il n’avait pas connus jusqu’ici. 

Le couple avait déjà mentionné en entrevue qu’il visait la Patagonie comme point d’arrivée, mais qu’il ne verrait pas cela comme un échec s’il n’y arrivait pas. Il a toutefois pris la décision de poursuivre le périple jusqu’au bout. 

« On se rend compte qu’on est loin et que c’est bientôt la fin. Ce sont des sentiments différents! C’est partagé. On a hâte de terminer pour passer à la prochaine aventure, mais on se rend compte aussi que ce que l’on vit en ce moment on ne le revivra sans doute jamais dans notre vie. Ce sont des moments précieux, donc on est un peu tiraillé dans ces sentiments-là. »