Il n'y a pas que des travaux de remplacement de façades et de ventilation au CHUS Fleurimont : on procède aussi à des réaménagements dans le département d'imagerie, où l'on doit sortir un scan pour le remplacer par un tout nouvel appareil de tomodensitométrie. Celui-ci devrait rentrer en fonction avant Noël.

Cure de jeunesse en imagerie du CIUSSS

Le département d'imagerie de l'Hôpital Fleurimont subit présentement une cure de rajeunissement. Un nouveau scanner (appareil de tomodensitométrie) est en train d'y être installé. Plusieurs autres salles sont aussi en train d'être rénovées ou le seront au cours des prochains mois : une salle de fluoroscopie, une salle multifonction et deux salles d'angiographie. La première partie des travaux à l'intérieur du département devrait être terminée avant Noël.
Il n'y a plus qu'un seul scan en service à l'Hôpital Fleurimont depuis deux semaines. En effet, dans les foulées des impressionnants travaux qui ont lieu en façade du bâtiment actuellement, on en profite pour installer un nouvel appareil de tomodensitométrie. « Tout a été fait pour que nous puissions répondre à la demande et minimiser les impacts sur notre accessibilité », assure Rémi Brassard, directeur des services multidisciplinaires au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.
« Nous avons ouvert des plages de soir, nous avons revu les horaires de travail de nos employés. L'appareil qui reste en fonction à Fleurimont fonctionne à plein régime. Nous avons aussi un scan à l'Hôtel-Dieu », ajoute M. Brassard.
Le nouvel appareil d'imagerie, qui sert notamment à détecter des cancers et aux suivis postchirurgie, devrait permettre d'augmenter le nombre d'examens effectués dans une journée et offrira une meilleure qualité d'image.
Le scan qui vient d'être débranché était en effet désuet depuis plusieurs années. La technologie évoluant rapidement, l'appareil était incapable de faire de nouveaux examens qui demandent des techniques spéciales.
Projet intégrateur
Tant qu'à ouvrir des murs pour y installer le nouvel appareil, aussi bien en profiter pour faire d'autres travaux qui se trouvaient sur la liste d'attente, se sont dit les gestionnaires du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.
« Ce projet est un projet vraiment intégrateur », se réjouit Rémi Brassard.
On en profitera pour installer les postes de contrôle de façon centrale afin que, contrairement à ce qui se fait maintenant, les employés puissent se relayer plus facilement d'un appareil à l'autre.
Mais ce n'est pas tout. « Après les Fêtes, nous allons aussi inclure l'aménagement de nos salles d'angiographie », ajoute M. Brassard.
En se livrant à une gymnastique dans le but de maintenir l'accessibilité, les deux salles d'angiographie seront rénovées, de même qu'une salle multifonctionnelle qui sera munie « d'équipements de pointe ». Ces appareils permettront même certaines interventions qui ne sont pas possibles aujourd'hui au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.
« La salle multifonction aura une portée différente des salles d'angiographie, mais elle permettra de libérer les salles d'angiographie pour les cas qui doivent vraiment être faits dans les salles d'angio », ajoute Rémi Brassard.
Une cinquantaine de patients en attente
La Tribune dévoilait en février dernier que certains patients attendaient depuis deux ans pour subir une angiographie, une intervention qui permet de rouvrir des artères rétrécies ou obstruées sans avoir recours à une chirurgie conventionnelle beaucoup plus invasive.
« Nous sommes partis de 500 patients sur la liste d'attente en mai 2016 à 117 en mai 2017. Et aujourd'hui, nous en avons une cinquantaine. La cible du Ministère est de traiter les patients en moins de 90 jours. Aujourd'hui, nous réussissons à faire 90 % de nos patients à l'intérieur de cette cible », se félicite Rémi Brassard.
Le service d'angiographie a longtemps été considéré comme « non performant » au sein du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. « On s'est grandement améliorés. Nous avons eu l'aide d'un gestionnaire par intérim pour en arriver à améliorer nos performances. L'équipe du Dr Andrew Benko (radiologiste interventionnel et responsable du secteur de la radiologie interventionnelle au CIUSSS de l'Estrie-CHUS) a collaboré et nous a amené de bonnes idées », souligne-t-il.
Plusieurs gestes ont dû être posés pour en arriver à pouvoir opérer davantage de patients avec les mêmes salles : des requêtes opératoires plus précises pour mieux estimer le temps que prendra l'intervention, et on analyse même le temps que chaque médecin prend pour chaque type d'intervention.
En plus du budget normal alloué aux angiographies, il faudra environ 600 000 $ de plus cette année pour payer les nombreuses interventions qui ont été faites sur la liste d'attente, budget qui sera puisé à travers le budget de fonctionnement du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.
« Nous travaillons aussi constamment à améliorer nos coûts parce que nous savons que le financement axé sur le patient s'en vient », conclut Rémi Brassard.
L'angiographie est considérée comme une pratique très onéreuse dans l'univers hospitalier. Il faut environ 20 000 $ d'équipement par patient.
La trajectoire du patient dans l'univers hospitalier est cependant nettement améliorée étant donné que la chirurgie est beaucoup moins invasive que les chirurgies vasculaires, ce qui, en fin de compte, contribue à diminuer le coût lorsqu'il est calculé par trajectoire et non pas seulement pour l'intervention elle-même.