« Nous avons concentré notre travail sur les besoins de la population et non pas à diffuser ce que nous avons fait », explique Christine Labrie au sujet des actions des députés de Québec solidaire depuis le début de la pandémie de COVID-19.
« Nous avons concentré notre travail sur les besoins de la population et non pas à diffuser ce que nous avons fait », explique Christine Labrie au sujet des actions des députés de Québec solidaire depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Critique des militants de QS : Labrie assure que le travail a été fait en coulisse

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Sherbrooke — « Si le travail que nous avons accompli pendant le confinement n’était pas visible, ça ne veut pas dire qu’il n’était pas fait, bien au contraire. »

La députée de Sherbrooke, Christine Labrie, convient que le travail de Québec solidaire n’était peut-être pas aussi visible médiatiquement que les militants l’auraient souhaité. Elle soutient que le caucus solidaire s’attendait à cette critique qui a été formulée au Conseil national du parti qui se déroulait la fin de semaine dernière.

« Nous avons concentré notre travail sur les besoins de la population et non pas à diffuser ce que nous avons fait. Il y avait beaucoup de travail réalisé en coulisse qui n’était pas diffusé publiquement. Avec le recul, on se rend compte que ce que nous avons fait était cependant la chose à faire », assure la députée de Sherbrooke en entrevue à La Tribune.

Mme Labrie mentionne que durant de la crise sanitaire liée à la pandémie de la COVID-19, des liens directs étaient établis avec les différents ministères. 

« Nous avions des lignes directes pour régler les problèmes des gens. Je répondais à des citoyens jusqu’à minuit et mon équipe faisait la même chose. J’espère que l’on va retrouver ces lignes directes lors d’une deuxième vague », explique Christine Labrie.

Demande pour l’accès aux services de garde pour les enfants des travailleurs des services essentiels, aide aux familles pour pouvoir visiter un proche en fin de vie, accompagnement des femmes lors de leur accouchement, retour en classe des élèves handicapés, déconfinement en priorité des chantiers de construction résidentiels, campagne de sensibilisation contre la violence conjugale et la maltraitance envers les enfants, aide des intervenants du réseau scolaire à la DPJ et pression pour le matériel de protection au personnel enseignant sont autant de mesures que Québec solidaire a proposées et obtenues du gouvernement, selon la députée de Sherbrooke.

« Lorsque le gouvernement arrivait en point de presse avec des solutions, elles avaient souvent été trouvées en coulisse avec les partis de l’opposition. Tout le monde travaillait dans le même sens, celui des citoyens. C’est le gouvernement qui en a bénéficié. Nous n’avons pas pris le crédit des solutions que nous avons trouvées pour la population. Ce que nous voulions, c’était de régler les problèmes dans une situation qui était exceptionnelle. Il n’y avait pas de partisanerie pendant la crise et le gouvernement était à l’écoute. Nous n’avons jamais été aussi efficaces. Si notre erreur a été de ne pas mettre assez en valeur notre travail de régler les problèmes des citoyens, je suis prête à vivre avec ça », souligne Christine Labrie.

Celle-ci signale que Québec solidaire entame une tournée régionale afin que le plan de relance soit centré vers les citoyens.

« Nous voulons aller à la rencontre des gens afin de contribuer à améliorer leurs conditions de vie. Cette crise a exacerbé les faiblesses de l’organisation de notre société. Nous voulons répondre aux besoins des commerces de services essentiels et des travailleurs qui sont au cœur de l’action », mentionne Christine Labrie.

Critique en matière d’éducation, la députée de Sherbrooke estime que la réussite de la rentrée scolaire 2020 ne s’évaluera pas par le nombre de cas de COVID-19 dans les écoles, mais par le soutien offert aux élèves, aux enseignants et au personnel scolaire.

« Le clivage entre les réseaux public et privé était présent avant la crise. Il faut éviter qu’il s’accentue. Il y a peu de souplesse dans le réseau public et les moyens ne sont pas là pour obtenir les ressources et soutenir les élèves et le personnel dans leur travail », indique Christine Labrie.

Des hygiénistes dentaires sans dentiste

Sans tambour ni trompette, Québec solidaire a obtenu la semaine dernière une modification législative qui permettra aux hygiénistes dentaires d’offrir des services sans passer par l’entremise d’un dentiste.

« Les hygiénistes vont pouvoir se rendre notamment dans les écoles et les CHSLD pour donner certains soins. Ils pourront référer à un dentiste au besoin. Cette mesure va permettre de donner un plus grand accès aux soins dentaires », estime la députée de Sherbrooke.

Québec solidaire n’a cependant pas réussi à ce que les soins dentaires soient couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

« Une première étape de notre plan a été adoptée, alors nous allons continuer pour le deuxième volet », assure la députée de Sherbrooke.