Denis Clavelle
Denis Clavelle

Crimes sexuels : une nouvelle accusation contre Denis Clavelle

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Une nouvelle accusation de gestes à caractère sexuel sur une personne présentant une déficience physique ou mentale a été portée contre le pompier à la retraite Denis Clavelle.

Les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec sont débarqués, jeudi matin, à la résidence de Clavelle à Magog pour procéder à son arrestation.

L’individu de 71 ans a comparu au palais de justice de Sherbrooke sous de nouvelles accusations concernant cette dixième victime alléguée.

Clavelle a été accusé d’incitation à des contacts sexuels sur une personne présentant une déficience mentale ou physique alors qu’il était en situation d’autorité et d’agression sexuelle sur ce même plaignant.

Les gestes auraient été commis entre juin 2016 et juillet 2020.

Denis Clavelle a enregistré sa comparution par visioconférence à partir du poste de police.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras s’est fermement opposée à la remise en liberté de Denis Clavelle.

Son avocate Me Célina Saint-François a reporté le dossier au 23 novembre prochain pour fixer l’enquête sur remise en liberté

Les démêlés judiciaires de l’individu ont commencé en juillet dernier. Depuis sa première arrestation, les accusations se sont multipliées.

Ce sont maintenant dix personnes qui ont dénoncé des gestes à caractères sexuels subis par Clavelle alors qu’elles étaient mineures.

Entre janvier 1993 et février 1995, il aurait commis des gestes d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels et d’attouchements sexuels alors qu’il était en position d’autorité ainsi que d’attouchements et d’incitation à des contacts sexuels sur une adolescente de moins de 14 ans. 

Clavelle doit aussi répondre d’accusations de grossière indécence et d’agression sexuelle sur une personne mineure entre octobre 1985 et janvier 1990. 

L’ancien pompier a été accusé le 21 juillet dernier de douze infractions, soit d’avoir, à des fins d’ordre sexuel, touché une partie du corps de ses victimes, d’avoir engagé ou incité des victimes d’âge mineur à le toucher et d’agression sexuelle alors qu’il était en état d’autorité. 

Les agressions pour les cinq premières victimes auraient été commises entre les mois de mars 1992 et juillet 2012 à Sherbrooke et à Stratford. 

De nouvelles accusations de grossière indécence, qui auraient été commises entre janvier 1982 et janvier 1984, ainsi qu’une autre accusation d’attentat à la pudeur entre janvier 1982 et janvier 1983 à Disraeli ont été déposées contre Denis Clavelle en août dernier. 

Remis en liberté sous conditions, le septuagénaire a brisé certaines conditions imposées par le tribunal.

Il a déjà reconnu devant le tribunal avoir tenté de convaincre une des victimes alléguées de retirer sa plainte. 

Sa conjointe Marie-Claude Gagné a aussi été accusée d’entrave à la justice entre le 4 et le 5 août 2020 à Magog.