Le Cégep de Sherbrooke a adopté un budget équilibré pour l’année financière 2018-2019.

Creux de vague démographique au Cégep

« Normalement, en 2019-2020, ce sera le plus bas », indique la directrice générale, Marie-France Bélanger.

Ces données ont un impact direct sur les finances de l’établissement. Celui-ci avait connu un effectif étudiant record en 2009 avec quelque 6500 jeunes.

Le Cégep de Sherbrooke, qui gère un budget de plus de près de 66 M$, a reçu environ 1,1 M$ de plus que l’an passé de Québec.

De ce nombre, environ 57,5 M$ sont des allocations du ministère de l’Enseignement supérieur. Une part importante est consacrée aux indexations salariales.

Les revenus autonomes de l’institution sont en deçà de ce qu’elle avait anticipé. L’institution prévoit un remboursement d’environ 188 000 $ du déficit accumulé d’un peu moins de 400 000 $. Cette obligation est liée au plan de redressement sur cinq ans que le Cégep avait présenté en mars 2016 au gouvernement provincial. L’institution avait alors subi une vague de compressions budgétaires, à l’instar des autres établissements de la province.

« C’est un budget prudent. Le réinvestissement est le bienvenu, mais ça ne permet pas de se développer avec souffle », note Mme Bélanger.

La directrice a rappelé sa déception devant le peu de soutien financier de Québec pour soutenir des projets de coexistence travail-études.

Il s’agit d’une formule « qui permet d’étaler la dernière année de formation sur deux ans » et ainsi de combiner, dans une même semaine, un travail rémunéré en entreprise et la formation en classe.

Des pourparlers sont en cours avec des organismes fédéraux, mais elle ne pouvait en dire plus pour le moment. « C’est une stratégie qui permet de répondre à des éléments associés à la rareté de main-d’œuvre », note Mme Bélanger.