Denis Beaudin et Stéphanie Vachon

CPE : l’entente de principe bat de l’aile

L’entente de principe entre les CPE bat de l’aile en Estrie, alors que 13 parties patronales des centres de la petite enfance (CPE) de la région de l’Estrie refusent l’entente de principe survenue le 6 novembre dernier.

La présidente du Syndicat des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie, Stéphanie Vachon, dénonce l’attitude de l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance  (APNCPE) et s’insurge contre les négociations qui traînent de la patte.

« On espère que les CPE membres de l’APNCPE vont se résoudre à intégrer la totalité de l’entente négociée et ainsi accélérer la conclusion et la signature définitive des conventions collectives des travailleuses que nous représentons», a-t-elle mentionné par voie de communiqué.

«Dans certaines régions, les négociations viennent à peine de débuter. Ça n’a pas de sens.»

De son côté, le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, Denis Beaudin, est également fâché de la situation.

« Il est totalement inacceptable que des CPE, qui se sont retirés volontairement de la négociation nationale il y a presque deux ans, viennent ensuite défaire tout ce qui a été négocié pour offrir, en bout de course, des conditions de travail inférieures aux autres CPE. Ça ne passera pas », a-t-il commenté, ajoutant que les travailleurs et travailleuses seraient soutenus jusqu’à l’« obtention d’une convention collective satisfaisante ».

Au Québec, environ 130 CPE refusent l’entente entre la Fédération de la santé et des services sociaux, et le ministère de la Famille et plusieurs associations patronales.