Le CIUSSS de l’Estrie — CHUS ouvre quatre centres spécifiquement désignés pour la COVID-19, samedi. Des chapiteaux ont notamment été installés à l’extérieur de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et de l’Hôpital de Granby alors que des centres de test ont été aménagés dans les urgences du Centre hospitalier du Granit et de l’Hôpital, CLSC et centre d’hébergement d’Asbestos.
Le CIUSSS de l’Estrie — CHUS ouvre quatre centres spécifiquement désignés pour la COVID-19, samedi. Des chapiteaux ont notamment été installés à l’extérieur de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et de l’Hôpital de Granby alors que des centres de test ont été aménagés dans les urgences du Centre hospitalier du Granit et de l’Hôpital, CLSC et centre d’hébergement d’Asbestos.

COVID-19: le CIUSSS de l'Estrie ouvre quatre centres de dépistage 

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS concentrera dès samedi les tests de contamination de la COVID-19 dans quatre centres de dépistage sur son territoire. Alors que l’Estrie comptait un total de deux cas confirmés en date de vendredi soir, l’établissement tente ainsi de ralentir la propagation du virus, tout en se prépare à une affluence possiblement grandissante.

Des chapiteaux ont été installés à l’extérieur de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et de l’Hôpital de Granby, tandis que des centres de test ont été aménagés dans les urgences du Centre hospitalier du Granit et de l’Hôpital, CLSC et centre d’hébergement d’Asbestos. 

Les personnes pouvant être testées doivent absolument répondre à trois critères, soit revenir d’un voyage à l’extérieur du pays, présenter un ou plusieurs symptômes de la COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires) et avoir vu ces symptômes se manifester dans les 14 jours depuis le retour de voyage. 

Selon le Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique de l’Estrie, le critère du retour d’un voyage à l’étranger demeure pertinent, puisqu’il reflète les cas confirmés jusqu’à maintenant. « L’exception étant le cas d’un médecin [à Montréal] qui a été médiatisé, exprime-t-il. On ne parle pas vraiment d’une transmission continue dans la communauté. Le jour où on aura ça, on devra changer les critères. »

Le directeur de la santé publique de l’Estrie, Alain Poirier, précise que les personnes pouvant être testées doivent absolument répondre à trois critères, soit revenir d’un voyage à l’extérieur du pays, présenter un ou plusieurs symptômes de la COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires) et avoir vu ces symptômes se manifester dans les 14 jours depuis le retour de voyage.

Test de 10 minutes

La prise en charge des personnes répondant aux critères dans les centres de tests devrait durer environ dix minutes, comme l’explique la Dre Marie-Maude Couture, chef du département des urgences au CIUSSS de l’Estrie — CHUS. 

« Quelqu’un va vérifier si vous êtes éligibles au test, dit-elle. Si vous ne l’êtes pas, on va quand même vous donner des consignes pour la maison. Si vous êtes quelqu’un qui nécessitez un test, on va vous inviter à vous laver les mains et à mettre un masque, puis une infirmière va procéder à votre triage. Ensuite, on fera un prélèvement au niveau nasal. Si l’infirmière juge que vous êtes très malade, elle va vous diriger vers la salle d’urgence la plus proche. Par contre, si vous n’êtes pas très malade à son évaluation, vous allez être redirigé à la maison avec des consignes très claires. On va vous inviter à vous isoler. »

Les résultats des tests seront connus entre 24 et 48 heures plus tard. 

Rappelons que le premier cas de COVID-19 en Estrie a été confirmé mercredi, suivi d’une deuxième annonce jeudi soir. Les deux individus revenaient d’un voyage à l’étranger et ont été mis en quarantaine à domicile. Le Dr Poirier n’était pas en mesure de donner la condition dans laquelle se trouvaient les individus vendredi, mais affirmait qu’il « en aurait entendu parler s’il y avait eu des complications. » « Ils sont appelés tous les jours », indique-t-il, ajoutant que les cas sous investigation ne sont plus compilés depuis jeudi. 

Appel aux renforts

Le CIUSSS espère que la mesure du gouvernement provincial exigeant la fermeture des centres de la petite enfance et des écoles puisse profiter au système de santé estrien. L’établissement est déjà entré en contact avec les maisons d’enseignement de la région pour obtenir des renforts. « On invite nos employés qui avaient des congés pour études, ou encore nos employés qui donnaient des cours dans les universités à revenir donner de la disponibilité pour soutenir les équipes en place, avance Gaëlle Simon, directrice adjointe des ressources humaines de l’établissement. On va également regarder à avoir le soutien des enseignants en soins infirmiers. On va regarder pour les embaucher de manière temporaire. »

Les modalités de candidatures rapides seront dévoilées prochainement. 

Mme Simon observe cependant que la situation peut se compliquer pour les employés qui sont parents. « On sait qu’on peut compter sur leur collaboration, s’ils ont des moyens de soutien, pour essayer d’être présents au travail, parce qu’on a besoin de leur soutien quotidiennement. Parallèlement, le gouvernement a établi que des garderies allaient être mises en place pour le personnel de services essentiels. Je ne peux pas actuellement vous donner ces modalités, elles vont arriver prochainement, mais dès qu’on les aura, on va les communiquer à nos employés. » 

L’établissement est également à la recherche de ressources supplémentaires pour le service Info-Santé de la région, pour lequel on observait un délai d’attente pouvant atteindre cinq heures vendredi. On aurait identifié un manque à gagner de 27 infirmières.