La Ville de Sherbrooke souhaite mettre à la disposition du gouvernement le centre Julien-Ducharme, le premier bâtiment à recevoir la désignation de centre de services aux sinistrés au Québec.
La Ville de Sherbrooke souhaite mettre à la disposition du gouvernement le centre Julien-Ducharme, le premier bâtiment à recevoir la désignation de centre de services aux sinistrés au Québec.

COVID-19 : Sherbrooke prête à ouvrir son centre de services aux sinistrés

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
Désireuse de faire sa part pour assurer une saine gestion de la pandémie de COVID-19, la Ville de Sherbrooke met à la disposition du gouvernement provincial le centre Julien-Ducharme.

En phase avec son dernier budget, la Ville a récemment franchi toutes les étapes pour en faire un centre de services et d'hébergement pour sinistrés. Il s’agirait d’ailleurs du premier centre ayant reçu une telle désignation au Québec. 

« Si le domaine de la santé voulait utiliser le centre Julien-Ducharme, qui est un centre d’hébergement, on est à sa disposition et ça va nous faire plaisir de le faire », a indiqué la présidente du comité de sécurité publique de la Ville, Danielle Berthold, lors d’un point de presse samedi.

Selon Stéphane Simoneau, coordonnateur des mesures d’urgence pour la Ville de Sherbrooke, le bâtiment pourrait recevoir une vocation de centre de test ou pourrait héberger environ 200 personnes si la situation évolue en ce sens. Tout dépendra du gouvernement Legault, qui n’a pas encore répondu à l’offre de la Ville pour le moment. 

Le message du maire Steve Lussier, de M. Simoneau et de Mme Berthold demeurait rassurant, samedi. 

« Il n’y a pas lieu de paniquer. Je le répète, nous sommes en mode prévention, actuellement. [...] Pour l’instant, les commerces et les entreprises demeurent ouverts », note M. Lussier, qui insiste pour dire qu’il n’y aura pas de rupture de stock, et qu’il est inutile de dévaliser les épiceries pour faire des provisions. 

Même si le gouvernement Legault a décrété l’urgence sanitaire, samedi, M. Simoneau affirme également que l’état de la Ville de Sherbrooke demeure en situation de « préalerte » et qu’aucun indicateur ne pousse actuellement celle-ci à changer d’état. « Vous aurez compris que c’est pour des raisons administratives que [le gouvernement Legault] a décrété l’état d’urgence sanitaire. Ça prend des conditions que nous n’avons pas. Je peux vous confirmer que notre taux d’absentéisme est en bas de 4 %. On est dans la normalité pour l’organisation sherbrookoise. Rien dans notre sécurité civile n’est compromis. On n’a pas de mesures d’urgence à prendre, tout est planifié. » 

« Prenez cinq minutes » 

François Legault venait également d’exhorter que tous les Québécois de 70 ans et plus doivent demeurer confinés à domicile afin d’éviter d’être exposés à la COVID-19, puisque c’est auprès de cette tranche d’âge que la maladie engendre le plus fréquemment des complications. En réaction à cette demande, Mme Berthold a souhaité solliciter l’aide des citoyens de Sherbrooke. 

« Je vous demande d’ouvrir votre cœur et d’ouvrir vos yeux et d’aller voir autour de vous, a-t-elle plaidé. Vous savez qu’il y a un couple près de chez vous qui, à cause de la demande du premier ministre, ne pourra pas sortir ? Allez vérifier avec eux s’ils ont besoin de quelque chose. Que ce soit que pour les produits de base, comme une pinte de lait ou encore un pain. Il faut qu’on s’occupe d’eux. Déjà, on les isole pas mal en s’empêchant de les visiter en CHSLD. Alors si vous connaissez quelqu’un autour de vous qui peut vivre cette situation-là, s’il vous plaît, prenez cinq minutes de votre journée, allez voir, faites le bien, et essayez de répondre à leurs besoins. » 

Le maire Steve Lussier, la présidente du comité de sécurité civile Danielle Berthold, et le coordonnateur aux mesures d’urgence Stéphane Simoneau ont fait le point sur la situation à Sherbrooke samedi.