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Couvre-feu : des Sherbrookois expatriés se font rassurants

La Tribune
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Des Sherbrookois expatriés vivant dans une zone de couvre-feu en Europe se veulent rassurants, alors que le terme « couvre-feu » brûle sur toutes les lèvres. La Tribune a recueilli jeudi les impressions de concitoyens basés en Europe.

Malgré un couvre-feu imposé dès 22 h, en Belgique, Marie-Christine Godbout confie ne pas vraiment y penser, « je ne sais même pas si les enfants savent qu’il y a un couvre-feu... » confie-t-elle. 

Le couvre-feu n’a pas non plus changé grand-chose à la vie de Nathalie Hoggart, expatriée en Belgique depuis plus de deux ans. « C’est plutôt le confinement ou encore la fermeture de certains commerces qui a été plus difficile à accepter. Le couvre-feu, ce n’est pas le plus dramatique! » 

Elle explique que « les Belges adorent aller au restaurant et dans les petits cafés. Mais puisque tout cela est fermé pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’intérêt à sortir le soir ». 

Selon cette ancienne Sherbrookoise, la mise en place du couvre-feu s’est faite assez paisiblement. « Je n’ai pas vraiment entendu de gros problèmes de non-respect du couvre-feu, si ce n’est durant la période des fêtes ». 

Même son de cloche du côté de Maurepas en France où Louise Desrosiers exerce le métier d’assistante sociale : « Personnellement, le couvre-feu à 20 h ne change strictement rien à ma vie! Je rentre le soir vers 18 h, 18 h 15 et c’est ma deuxième journée de travail qui commence avec les enfants (les devoirs, les bains, le souper...). Les fins de semaine, nous allons au parc, nous nous promenons en forêt... »

En effet, avec un couvre-feu fixé de 5 h à 20 h, André Péloquin, un retraité dans le Jurançon, en France, pense que « ce n’est pas si pire que cela ». 

En comparaison, il explique que dans certains départements français, le couvre-feu est à 18 h. « Les gens ne trouvent pas ça jojo du tout... Rentrer à 18 h, c’est vraiment contraignant! », affirme-t-il.  

Entre deux entraînements en Bretagne, le volleyeur professionnel Jean-Philippe Talbot a également tenu à rassurer ses comparses sherbrookois, « on doit faire avec, la vie continue! Il s’agit juste d’organiser notre horaire en fonction ». 

M. Talbot invite même à l’optimisme face à cette nouvelle mesure pour les Québécois : « On dépassait les 50 000 nouveaux cas par jour en France et l’objectif était de descendre en dessous de 5000 cas... Et on voit dorénavant des journées avec environ 3000 nouveaux cas par jour! Est-ce que le couvre-feu a fait ses effets? J’imagine que c’est un peu une part du succès! » 

Coralie Beaumont