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L'évènement impliquant un policier de Sherbrooke s’est déroulé en août 2017, sur la rue Brunelle dans le secteur Saint-Élie à Sherbrooke.
L'évènement impliquant un policier de Sherbrooke s’est déroulé en août 2017, sur la rue Brunelle dans le secteur Saint-Élie à Sherbrooke.

Coups de feu vers un homme en crise: le BEI blanchit un patrouilleur du SPS

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Le patrouilleur du Service de police de Sherbrooke qui a tiré trois coups de feu à l’endroit d’un homme en crise en 2017 est intervenu « légalement afin d’assurer la vie et la sécurité d’autrui ».

Cet évènement s’était déroulé en août 2017 sur la rue Brunelle dans le secteur Saint-Élie à Sherbrooke.

L’homme en crise avait foncé vers les agents du SPS avec un couteau à la main. L’homme avait été blessé et conduit à l’hôpital, mais a survécu aux blessures.

Après enquête du bureau des enquêtes indépendantes (BEI), le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait décidé de ne pas porter d’accusation.

« Le DPCP est d’avis que l’emploi de la force par les agents de la paix était justifié en vertu de l’article 25 du Code criminel. L’analyse de la preuve ne révèle pas, à son avis, la commission d’un acte criminel par les policiers du SPVS impliqués dans cet évènement », signale le DPCP par voie de communiqué.

Les motifs de la décision de blanchir les policiers sherbrookois de toute accusation criminelle dans cette affaire ont été rendus publics, mardi.

« Considérant l’état apparent de l’homme impliqué, le couteau en sa possession, la distance qui le séparait des policiers et la position de ces derniers, ainsi que le refus de l’homme d’obtempérer malgré les ordres répétés, les policiers avaient des motifs raisonnables d’estimer que la force appliquée à l’endroit de l’homme était nécessaire pour leur protection contre des lésions corporelles graves ou la mort », indique le DPCP dans son communiqué.


« On ne peut exiger qu’ils mesurent le degré de force appliquée avec précision. »
DPCP

Lors de l’évènement d’août 2017, le policier se trouvait dans les marches de la résidence de la rue Brunelle lorsque l’homme en crise a foncé vers lui et sa collègue. Le policier a reculé dans les marches avant de s’apercevoir que l’individu tenait un couteau dans sa main gauche à la hauteur de sa hanche et pointée vers eux.

Après avoir crié à sa collègue que le suspect état armé tout en dégainant lui-même son arme, le policier a perdu de vue le suspect une fraction de seconde.

« Lorsque le policier se retourne, l’homme est rendu dans le bas des marches, très près de lui. Le policier lui crie de cesser d’avancer, mais l’homme n’obtempère pas. Le policier tire alors trois coups de feu en direction de l’homme. Celui-ci lâche son couteau et se dirige lentement entre la maison et la haie de cèdres se trouvant à proximité. Le policier lui crie de se coucher par terre, mais l’homme ne s’exécute pas. Le policier sort alors son bâton télescopique et en assène un coup sur la cuisse droite de l’homme. Ce dernier finit par se coucher, une fois de l’autre côté de la haie. Le policier demande des renforts », relate le DPCP dans sa justification.

Le DPCP rappelle que les policiers, dans l’exercice de leurs fonctions, sont autorisés à employer une force qui, dans les circonstances, est « raisonnable et nécessaire » pour exercer leurs fonctions et qui n’est pas excessive.

Le DPCP rappelle que les policiers sont souvent placés dans des situations où ils doivent prendre des décisions difficiles.

« Dans ce contexte, on ne peut exiger qu’ils mesurent le degré de force appliquée avec précision », mentionne le DPCP.