Philippe Couillard
Philippe Couillard

Couillard veut relancer le Plan Nord

Josée-Anne Sarazin-Côté
La Tribune
Le Plan Nord sera réanimé si Philippe Couillard prend le pouvoir. Sans aucune hésitation, il a clamé haut et fort que ce serait dans ses priorités.
Dans le cadre d'une tournée estrienne en compagnie de la députée de Richmond, Karine Vallières, le chef du Parti libéral du Québec était de passage en entrevue dans les bureaux de La Tribune lundi.
« C'est garanti que nous reviendrons avec le Plan Nord. Je peux vous dire que le signal (de sa mise en veilleuse) a été entendu dans le monde. Malheureusement, dans les régions près de nous, je suis certain que des entreprises ont ressenti l'interruption d'activités reliées au Plan Nord. Oui, on va le repartir, mais en plus on va lui joindre une autre grande stratégie qui nous tient à coeur : la stratégie maritime. C'est important pour tirer profit complètement du plan économique de l'accès au fleuve, à partir des Grands Lacs, jusqu'à l'Atlantique. »
Comme une partie importante du Plan Nord concernait les ressources minières du Québec, M. Couillard s'est également prononcé sur la question. À nouveau, son parti, de même que les caquistes, a voté contre le plus récent projet de loi présenté à cet effet par le gouvernement Marois. « Malheureusement, on a dû voter contre. J'aurais souhaité qu'il y ait un cadre législatif d'adopté, mais une partie importante de ce projet de loi faisait qu'on ne pouvait pas l'appuyer sans risquer de provoquer un moratoire déguisé sur l'industrie minière du Québec. »
Comme les mines du Québec comportent quelques obstacles naturels pour les investisseurs, notamment la situation géographique et les coûts de transport, il ne faut pas freiner davantage les investisseurs. « Il faut qu'ont ait des arguments très forts pour convaincre les gens d'investir dans nos mines. Quand les entreprises viennent évaluer les possibilités, une chose qui est catastrophique pour elles, c'est le risque politique. Elles ne viendront pas investir des milliards ici, quand le cadre pourrait changer dans deux ans, avec des décisions arbitraires. On a besoin d'un cadre prévisible. On ne peut pas soutenir un régime minier dans lequel il y a un pouvoir arbitraire exorbitant donné à un ministre. J'aime mieux avoir une bonne loi et que ça prenne un peu plus de temps, qu'une mauvaise loi qui fait en sorte qu'il n'y aura pas d'investissements miniers au Québec. »
Textes complets dans La Tribune de mardi.
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