Une consultation publique est prévue jeudi à propos du changement de vocation du 3400, rue King Ouest.
Une consultation publique est prévue jeudi à propos du changement de vocation du 3400, rue King Ouest.

Costco: oui au centre d’appels, non à plus de bureaux

Le projet de centre d’appels dans les locaux du Costco de la rue King Ouest a franchi une nouvelle étape la semaine dernière alors que les élus ont adopté une résolution qui permettra la tenue d’une consultation publique jeudi à 16 h, au bureau de l’arrondissement des Nations.

Concrètement, le promoteur, le Groupe Immex, souhaite étendre le zonage de son complexe Le Baron au terrain du 3400, rue King Ouest, où se trouve le Costco. Ce changement permettrait l’usage de bureaux dans les locaux du Costco une fois que le commerce aura déménagé sur le plateau Saint-Joseph.

« Le requérant souhaite pouvoir accueillir un centre d’appels d’une entreprise de télécommunications dans le bâtiment actuellement occupé par une succursale d’un commerce de type club entrepôt. Le centre d’appels devrait générer de 300 à 400 emplois et nécessite une superficie initiale de 4000 m2 pouvant aller à terme jusqu’à 4800 m2 » lit-on dans les documents municipaux.

Il s’agirait du seul endroit qui pourrait répondre aux besoins de l’entreprise dans un laps de temps de six mois.

Par cette mesure, le promoteur pourrait donc ajouter 5000 m2 aux superficies de bureaux qu’il possède déjà, tel que le prévoit le règlement municipal.

« Nous lui permettons donc de choisir où il mettra ses 5000 m2 et il a choisi le Costco. Nous avons agrandi la zone sans jouer sur le pourcentage d’espaces de bureaux permis dans le secteur », précise le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin.

La conseillère Évelyne Beaudin mentionne qu’il ne s’agit pas de permettre davantage de surfaces de bureaux, mais d’étirer une zone où cet usage était déjà permis.

Son collègue Marc Denault ajoute que le promoteur souhaitait bonifier jusqu’à 7300 m2 la superficie pour les bureaux, puisqu’il estime que ses clients du complexe Le Baron pourraient devoir agrandir dans un horizon de 18 à 24 mois. Cette demande a été refusée par la Ville puisqu’elle irait à l’encontre du schéma d’aménagement.

« Au lieu de bâtir sur des hypothèses, nous attendrons le projet au lieu de nous projeter dans le futur », résume Vincent Boutin.

« Il faudra rester aux aguets. On ne veut pas que des entreprises se relocalisent, mais s’il y a un client potentiel, il faudrait maintenir ces emplois à Sherbrooke », a prévenu Marc Denault.

« Nous traverserons le pont une fois à la rivière », a rétorqué M. Boutin.